En visite lundi 28 août, à la « Presqu’île océanienne » (ex squat Kawati), Marie-Luce Penchard, a confirmé le soutien de l’Etat à la politique de réhabilitation de la province Sud portée par Pierre Frogier.
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Marie-Luce Penchard est allée à la rencontre des habitants de la "Presqu'île océanienne". Elle a été accueillie par Rose Naporaboe Kawonione, présidente de l'association Kawati et Pierre Frogier, président de l'assemblée de la province Sud. |
« La problématique du logement social n’est pas propre à la Nouvelle-Calédonie » a affirmé Marie-Luce Penchard, lundi 28 août, à la « Presqu’île océanienne». La ministre de l’Outre-Mer a souligné par ailleurs qu’: « Une habitation doit s’adapter aux personnes et non l’inverse ». Ainsi le logement doit répondre au mode de vie des habitants et à plus forte raison aux ultra-marins qui expriment, ici plus qu’ailleurs, le besoin d’avoir « un petit lopin de terre pour cultiver quelques ignames, élever quelques poules et un cochon. » Sollicitée par Pierre Frogier au début de l’année, Marie-Luce Penchard s’était sentie sensibilisée, elle qui a fait du logement social, l’une de ses priorités depuis sa nomination au ministère de l’Outre-Mer, rue Oudinot.
La visite de Kawati, rebaptisé « Presqu’île océanienne», est la concrétisation du soutien de l’Etat, par la signature de la convention de réhabilitation de l’habitat spontané. Ce projet a vu le jour en début d’année, lors de la rencontre de Pierre Frogier avec les habitants de Kawati et du Caillou Bleu, après le passage du cyclone Vania. C’est en réponse à leurs besoins et à leurs souhaits, que le président de l’assemblée de la province Sud a conçu ce projet qui vise avant tout, à rendre la vie des populations des habitats spontanés, plus digne.
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Signature de la convention relative à la restructuration de l'habitat spontané entre l'Etat représenté par Marie-Luce Penchard, ministre auprès du ministre de l’intérieur, chargée de l’outremer et Albert Dupuy, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Georges Naturel, maire de Dumbéa et Pierre Frogier, président de l'assembléede la province Sud. |
Offrir un cadre de vie plus digne
« Cela fait plus de vingt ans que la province Sud investit dans le logement locatif pour les populations les plus défavorisées » souligne Cynthia Ligeard, présidente de la commission du logement et de la SEM AGLO, bailleur social. « Il ne s’agit pas d’arrêter de construire les logements sociaux mais de mettre en place de nouveaux outils qui existent ailleurs », a précisé cette dernière. En effet, actuellement 2 000 familles qui vivent dans les habitats spontanés ne remplissent pas les critères d’attribution des logements sociaux. La restructuration de l’habitat spontané de la « Presqu’île océanienne» consiste à mettre en place des conditions de vie décentes. Cela passe par la création des voieries, la mise en place de l’eau potable et l’électricité, l’équipement de sanitaires et la collecte des ordures ménagères. Ce projet est le résultat d’un partenariat entre la province Sud et la commune de Dumbéa, les associations d’habitants et le Fonds Social de l’Habitat, propriétaire foncier du site. Le coût du programme de réhabilitation de la « Presqu’île océanienne» s’élève à 1,21 milliard de francs, cofinancé par la province Sud et l’Etat.
Marie-Luce Penchard a affirmé lors de cette visite que ce programme fera l’objet d’un soutien de l’Etat pendant quatre ans. Ce qui permettra de réaliser quatre opérations de ce type. L’ensemble du projet, qui concerne 14 sites de l’agglomération, s’élève au total à 6,9 milliards de francs.
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Les habitants de la "Presqu'île océanienne" étaient fiers et honorés de recevoir madame la ministre de l'Outre-Mer en persone sur leur lieu de vie. |
Financement 2012
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province Sud |
Etat |
Total |
| Etudes |
145 millions |
145 millions |
290 millions |
| Presqu'île océanique |
230 millions |
690 millions |
920 millions |
| Total financement |
375 millions |
835 millions |
1,290 milliard |
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Le projet de restructuration a pour objectif de rendre la vie des populations des habitats spontanés, plus digne. |
Photos : Fabrice Wenger