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A Bourail, le travail se conjugue au féminin


Ecrit le 18 mai 2017 par la province Sud
et illustré par Fabrice Wenger
A Bourail, le travail se conjugue au féminin Fabrice Wenger
Le minibus de la Mission à la condition féminine poursuit sa tournée des communes, avec son thème « Le travail au féminin » ! Deuxième arrêt, mercredi 17 mai, au Centre d’accueil de Poé. Rencontre, cette fois, avec les femmes des communes de Boulouparis, La Foa, Moindou, Bourail et même Poya, qui ont échangé sur leurs appréhensions, leurs questionnements mais aussi leurs victoires !

Certaines ont déjà monté leur propre affaire au sein de la tribu, d’autres se cherchent encore et ne sont pas encore fixées sur un choix. Toutes sont animées par un désir : trouver un juste équilibre entre leurs obligations familiales et la nécessité d’acquérir une certaine indépendance financière. Cela tombe bien, le thème de la 3e tournée de la Mission à la condition féminine (MCF) porte sur « Le travail au féminin ». « Après la lutte contre les violences faites aux femmes, notre deuxième priorité est le travail. Car l’indépendance des femmes passe par l’autonomie financière », souligne Nicole Robineau, présidente de la Commission à la condition féminine de la province Sud.

 

Plus d’une quarantaine de femmes de la région de Boulouparis à Bourail ont fait le déplacement en bus le matin pour assister à une présentation animée par l’équipe de la MCF et ses partenaires : la direction de l’ Économie, de la Formation et de l’Emploi (DEFE), l’ADIE et Initiative NC. Les participantes ont été accueillies chaleureusement : « C’est toujours un plaisir de venir vous rencontrer et de vous apporter les informations dont certaines d’entre vous ont besoin pour monter leur projet », s’est exprimée Charlène Soerip, responsable de la MCF.

« Ecouter, recueillir, informer »

Comment m’y prendre pour monter un projet ? A qui dois-je m’adresser ? À quelles aides puis-je prétendre ? Quel accompagnement puis-je obtenir ? A toutes ces questions, les partenaires ont essayé de répondre au mieux. « C’est facile de prendre une patente, mais il important de savoir à quoi cela vous engage. Il est donc nécessaire de bien s’informer avant de se lancer», avertit Chloé Bossion, conseillère à la DEFE. Mais parfois, la barrière semble infranchissable à cause des freins liés au niveau d’étude ou au manque de formation. « Il existe des associations qui proposent une mise à niveau des matières fondamentales, rassure Chloé Bossion. Pour ce qui est des connaissances basiques en informatique bureautique, les chambres consulaires proposent des formations gratuites. A la DEFE, nous pouvons aussi vous aider à acquérir des compétences de gestion, si vous avez un projet professionnel.»

La tournée des communes permet également de recueillir sur le terrain les besoins et les attentes en matière de lutte contre les violences, mais aussi d’insertion professionnelle. « Les informations récoltées serviront à mettre en place des mesures concrètes », assure Charlène Soerip. Tout comme pour l’Île des Pins, l’idée est de créer un réseau de proximité. « Sur la base du volontariat, les personnes relais seront formées et informées sur tous les dispositifs existants, pour transmettre les informations. » Des supers correspondantes de la MCF dans les communes ! Prochain arrêt du minibus de la MCF : la commune de Thio, le mardi 23 mai !

Elles ont monté un micro-projet

Josiane Deschamp, élevage de canards fermiers à Moindou

« J’ai lancé en janvier 2017 mon projet d’élevage de canards fermiers. J’en ai 300, mon objectif est d’atteindre 1 000 canards. Je produis 130 kg de viande par semaine. Pour l’instant, je ne fais pas de publicité, je vends surtout grâce au bouche-à-oreille. Je remercie Initiative NC qui m’a beaucoup aidée à réaliser ce projet. Si vous avez un projet qui vous tient à cœur, il faut y croire ! »

 

 

Roselyne Euribeari, entretien d’espaces verts

« Grâce à l’association des femmes de Boulouparis, j’ai pu mettre en place mon activité d’entretien d’espace vert en 1996. J’entends, aujourd’hui, des femmes dire qu’elles n’ont pas de formation. Moi non plus je n’avais pas de formation, mais j’ai réussi grâce au soutien de l’ADIE et de la province Sud. J’encourage toutes les femmes à en faire autant. Si je peux le faire, tout le monde peut le faire aussi ! »

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