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La filière ovine boostée par la PPAP


Ecrit le 19 mai 2017 par Caroline Rousseau
La filière ovine boostée par la PPAP
Le saviez-vous ? Sur les 500 tonnes de viande ovine consommées chaque année sur le territoire, seulement 2% émane d’une production locale. La province Sud, par le biais de sa politique publique agricole provinciale (PPAP), s’attache donc à valoriser la filière ovine. Ce jeudi 18 mai est l’occasion d’ouvrir grand les portes de la station zootechnique de Port-Laguerre à une cinquantaine d’élèves du lycée agricole du Pouembout.

Romain Bonnefond, responsable de la filière ovine de la station zootechnique de Port-Laguerre accueille les élèves en bac professionnel ou en BTS du lycée agricole. Ils sont tous venus découvrir l’univers du mouton, brebis et agneau. Un des objectifs de la PPAP, à l’horizon 2025, étant d’accroître la production locale de viande ovine actuellement importée – le plus souvent – de Nouvelle-Zélande.

Susciter des vocations, une priorité

Une opération séduction qui vise à renforcer la professionnalisation de ces (futurs) éleveurs et, pourquoi pas, les inciter à s’installer. « Dans le cadre de la PPAP, le développement de la filière ovine n’est pas prioritaire, mais il présente un potentiel de développement tel que des aides émergent », explique Romain Bonnefond. Invité de marque, Daniel Guepy, représentant à l’UPRA ovine et caprine et éleveur (précurseur) à Pocquereux, joue carte sur table : « Je suis venu à votre rencontre pour vous partager l’histoire et la passion de la production ovine ».

Structurer la filière par la formation

La volonté pour la province Sud de voir, dans le cadre de sa PPAP, se développer les capacités et volumes de production, a conduit la direction du Développement Rural (DDR) à redéfinir et à étoffer son offre de formation. Et donc à se tourner notamment vers l’élevage ovin.

Au programme de cette initiation, des ateliers pratiques proposés aux étudiants du lycée agricole : manipulation en bergerie, analyse des besoins en alimentation, mise en place des clôtures, sans  oublier les bases de la reproduction. Autant de connaissances primordiales à une éventuelle exploitation ovine. Les élèves, attentifs, prennent la mesure de ce qui se joue : « L’exploitation familiale que je vais reprendre a une vocation plutôt maraîchère, mais il y aura de la place pour quelques brebis », annonce fièrement Randa, du haut de ses 19 ans. Professeur de zootechnique à Pouembout, Marc Come ne tarit pas d’éloges sur le potentiel de ses élèves : « Nos jeunes sont l’avenir de l’agriculture, si chère à notre territoire ! »

Des perspectives encourageantes pour la filière

L’idée de ces ateliers d’initiation est venue d’un constat déterminant fait par l’UPRA : le manque de repreneurs pour les exploitations existantes, toutes filières confondues. Il faut donc innover, se renouveler. Pour Daniel Guépy, « l’élevage d’ovins est bien plus rentable, et bien plus rapidement, que celui des bovins car ça demande bien moins d’espace ! » Et de souligner : « Sans oublier les potentialités autour de la  valorisation de la laine, du cuir, des abats… ». L’éleveur de Pocquereux se tourne ainsi vers les jeunes : « Les terres se parcellisent de plus en plus pour vous donner accès au foncier, il nous faut donc envisager des exploitations plus petites et spécialisées. Pour vous guider, les techniciens de terrain de la province Sud vous aideront à monter un dossier d’aides ».

En images

Les trois classes sont attentives aux enjeux de la filière ovine exposés par les professionnels

Rencontre avec les brebis avant les ateliers 

Randa Yawkao, 19 ans souhaite reprendre l’exploitation familiale en développant un secteur ovin

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