Des classes allégées, des enseignants titulaires. La qualité de l’enseignement est une priorité. Pour l’améliorer, les effectifs dans les classes diminuent, le nombre d’enseignants titulaires augmente. Plus aucun remplaçant sur des postes fixes à la rentrée 2009 : c’est l’objectif que s’était fixé la province Sud dès 2004 pour, in fine, améliorer la qualité de l’enseignement. Ils étaient 152 remplaçants sur poste à l’année, en 2004. Seulement 40 en 2008. Il n’y en aura plus à la rentrée 2009.
Cet objectif a pu être atteint grâce à la Nouvelle-Calédonie qui, sur proposition du Gouvernement présidé par Marie-Noëlle Thémereau, a ouvert des places supplémentaires aux concours de l’Institut de formation des maîtres (IFM) pour les instituteurs et à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) pour les professeurs des écoles. Les remplaçants qui totalisent 500 journées de travail peuvent prétendre à passer le concours spécial d’entrée à l’IFM. La moitié des postes au concours leur est réservée. À la rentrée 2009, 100 titulaires devraient ainsi sortir des instituts de formation. À partir de 2010, il est également prévu de créer une brigade de « titulaires remplaçants », en cas d’absence des enseignants pour maladie ou pour formation.
20 élèves par classe de CP Autre amélioration du système éducatif, les effectifs dans les classes ont été revus à la baisse. Quelques chiffres l’illustrent : entre 2004 et 2008, la population scolaire a augmenté de 585 élèves. 74 classes ont été créées. Et le taux général d’encadrement, tous niveaux confondus dans le primaire, est passé de 25 élèves par classe en 2004, à 22,5 en 2008. Cet allègement des effectifs se vérifie notamment au niveau du CP, classe charnière dans laquelle la direction de l’Enseignement vise à ne pas dépasser le seuil de 20 enfants et veille à ne pas mettre de remplaçants.