Les implications environnementales, sociales et économiques de la gestion des déchets pèsent sur tous les pays développés de la planète et leur prise en compte constitue un véritable enjeu d’avenir.Le 10 avril 2008 l’assemblée de la province Sud s’est attaquée à cette problématique en adoptant 6 délibérations relatives à la gestion des déchets. La délibération 01-2008/APS instaurant une gestion responsable des déchets en vue de la protection de l’environnement pose le principe fondateur de ce cadre réglementaire : la « responsabilité élargie des producteurs » (REP). La responsabilité des importateurs et fabricants locaux y est étendue à la gestion des déchets issus des produits qu’ils ont mis sur le marché.
Cinq types de déchets ont ainsi été réglementés : huiles usagées, pneumatiques usagés, véhicules hors d’usage, piles et accumulateurs et batteries.
Pour assumer collectivement leur responsabilité et ainsi réaliser des économies d’échelle, les « producteurs » ont la possibilité de se regrouper au sein de structures appelées « éco organismes ».
Depuis 10 ans, il existe une nette augmentation des quantités annuelles de batteries au travers de l’importation de batteries seules mais aussi de véhicules.
Une batterie(ou accumulateur au plomb) contient :
Les batteries sont des déchets dangereux. Elles sont source :
Le plomb n’est pas éliminé par l’organisme, il est stocké dans le système nerveux, le sang, les reins. Les conséquences sont nombreuses :
Si vous détenez des batteries, il vous est recommandé de :
Déposez vos batteries usagées dans les points de collecte mis à votre disposition.
Elles seront ainsi acheminées vers une installation de traitement agréée. Centralisées à Nouméa, elles seront ensuite exportées pour subir un traitement adapté.
Basée sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), la délibération n°04-2008/APS relative à la gestion des accumulateurs usagés au plomb est actuellement en vigueur. Il revient ainsi aux importateurs d’accumulateurs au plomb d’organiser et de financer la collecte et le traitement des batteries.
Plus de 180 tonnes de piles et accumulateurs autres qu’au plomb sont importées chaque année en Nouvelle Calédonie.
Les piles et accumulateurs sont des sources d’énergie électrique. On appelle « piles », les piles non rechargeables et « accumulateurs », les piles rechargeables.
Il existe différentes types de piles et d’accumulateurs :
Les piles bâtons, elles peuvent être salines, alcalines ou au lithium.
Les piles boutons, il en existe plusieurs catégories (alcalines, à l’oxydes d’argent, de mercure, au zinc-air ou au lithium) dont les applications peuvent varier.
Elles sont toutes susceptibles de contenir du mercure, mais en quantités différentes, à l’exception des piles au lithium.
Les accumulateurs peuvent être au nickel cadmium (NiCd), au nickel métal hydrure (NiMH), ou encore au lithium ion (Li-ion) contenu dans les appareils électroniques (ordinateurs portables, caméscope, etc.). Ces derniers, plus chers à l’achat, ont une meilleure efficacité énergétique que les deux autres types d’accumulateurs.
Zoom sur le mercure,
C’est un métal toxique dont la nocivité vient de sa volatilité (facilement respiré), de sa solubilité dans l'eau (pollution des eaux) et les graisses (accumulation dans les organismes vivants). Il s’agit donc d’un métal très réactif au milieu dans lequel il se trouve.
Il suffit d’1 g de mercure pour polluer 400L d'eau !
La tendance générale est à la disparition du mercure dans les piles. Il existe d’ores et déjà des piles sans mercure dites appelée piles vertes dont l’emballage précise l’absence de mercure.
A cause de l’altération de son enveloppe externe par les acides qu’elle contient, une pile peut se mettre à couler. Elle libère ainsi des substances dangereuses. Temps que la pile n’est pas altérée, elle n’est pas toxique pour l’environnement.
Déposez vos piles et accumulateurs usagés dans les points de collecte mis à votre disposition. Ils seront acheminés vers une installation de traitement agréée. Centralisés à Nouméa, ils seront ensuite exportés pour subir un traitement adapté.
Basée sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), la délibération n°03-2008/APS relative à la gestion des piles et accumulateurs usagés à l’exception des accumulateurs au plomb est actuellement en vigueur. Il revient ainsi aux importateurs de piles et accumulateurs d’organiser et de financer la collecte et le traitement des ces déchets.
L’élimination des déchets dans le milieu naturel est une pratique à proscrire, elle représente un danger pour l’environnement et la santé publique
Les véhicules en Nouvelle-Calédonie sont tous importés. Depuis 10 ans, on constate une augmentation nette et constante des importations annuelles de véhicules neufs.
Un véhicule est constitué d’un certain nombre d’éléments :
Vous pouvez déposer vos véhicules hors d’usage dans les points de collecte mis à votre disposition.
Ils seront acheminés vers une installation de traitement agréée qui dépolluera votre véhicules en retirant les éléments présentant un danger pour l’environnement (batteries, huiles usagées, carburants,…), le démantèlera et gérera les déchets issus de ces opérations de façon à optimiser le recyclage dans le respect de la réglementation en vigueur.
La réglementation « véhicules hors d’usage » en province Sud
Basée sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), la délibération n°06-2008/APS relative à la gestion des véhicules hors d’usage est actuellement en vigueur. Il revient ainsi aux importateurs de véhicules d’organiser et de financer la collecte et le traitement des ces déchets.
Renseignements
Bureau de la qualité environnementale et du cadre de vie
Service de la prévention des pollutions et des risques
Direction de l’Environnement
Tél. : (687) 24 32 61
Fax. : (687) 24 32 57
Courriel :
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Plus de 4000 tonnes de pneus de toute taille et de toute utilisation sont importés chaque année en Nouvelle-Calédonie.
Un pneu contient :
Les pneumatiques sont dangereux pour l’environnement uniquement lorsqu’ils sont brulés. Déclenchant un incendie difficilement maîtrisable, les pneus en combustion dégagent une fumée très dense et toxique riche en monoxyde de carbone, en toluène, benzène et autres substances dangereuses pour la santé et l’environnement.
Déposez vos pneumatiques usagés dans les points de collecte mis à votre disposition.
Les pneus seront acheminés vers une installation de traitement agréée.
Ils pourront être intégrés par la CSP/Véolia dans les cellules d’enfouissement de l’ISD de Gadgi, afin de protéger le liner sur les bords de casier ou d’être utilisés comme matériaux drainants intercalés entre les « couches » de déchets.
Basée sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), la délibération n°02-2008/APS relative à la gestion des pneumatiques usagés est actuellement en vigueur. Il revient ainsi aux importateurs de pneumatiques d’organiser et de financer la collecte et le traitement des ces déchets.
Les quantités d’huiles lubrifiantes, d’origine minérale, connaissent une réelle augmentation depuis 10 ans au travers des importations directes de celles-ci mais aussi des importations de véhicules.
L'utilisation de lubrifiants génère le plus souvent des huiles usagées.
Dans le cas des lubrifiants automobiles, l'huile usagée apparaît lors des opérations de vidange et d'entretien des véhicules mais également lors de la fin de vie des équipements automobiles.
Quant aux lubrifiants "industriels", ils ont cinq applications principales : circuit hydraulique, turbine, isolante, trempe des métaux, fluides caloporteurs. Ils sont utilisés dans des secteurs d'activités très divers : l'industrie, l'agriculture, les transports, le BTP (bâtiment et travaux publics) ainsi que par les services techniques des collectivités.
Source : ADEME
Les huiles usagées peuvent contenir un certain nombre de polluants tel que des métaux lourds, des acides organiques, du chlore, des composés aromatiques, des phénols et des phtalates. Rejetés dans le milieu naturel, ces polluants contaminent l’environnement.
De plus, d'une manière générale, les huiles usagées sont peu biodégradables et ont une densité plus faible que l'eau. C'est pourquoi 1 litre d'huile usagée peut couvrir une surface de 1 000 m2 d'eau et réduire l'oxygénation de la faune et de la flore du milieu. Un rejet direct de l'huile usagée dans le milieu naturel menacera donc son équilibre.
Par ailleurs, bien que son pouvoir calorifique puisse être estimé à environ 90 % du fuel lourd et fasse donc de l'huile un combustible intéressant, l'impact lié à sa combustion dans de mauvaises conditions peut également être important.
La combustion des huiles usagées doit donc se faire sous contrôle, dans des installations spécifiques, autorisées au titre de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement.
Source : ADEME
Basée sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), la délibération n°05-2008/APS relative à la gestion des huiles usagées est actuellement en vigueur. Il revient ainsi aux importateurs d’huiles lubrifiantes d’organiser et de financer la collecte et le traitement des ces déchets.
Déversez vos huiles usagées dans les points de collecte mis à votre disposition. Attention ces équipements de collecte ne doivent recevoir QUE des huiles usagées, NE LES MELANGEZ PAS AVEC D’AUTRES PRODUITS LIQUIDES.
Les huiles usagées seront acheminées vers une installation de traitement agréée. Centralisées à Nouméa et analysées chimiquement, elles pourront ensuite être incinérées à la centrale thermique de la SLN.
Bureau de la qualité environnementale et du cadre de vie