P. 129 À NOTER : En tant que témoin de violences, dénoncer les faits est une obligation d’autant plus pour une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 5 355 000 F. LE CYBERHARCÈLEMENT Différentes formes de cyberviolences existent : - Des cyberviolences sexuelles Utilisation de moyens technologiques impliquant des vidéos, des photos dont au moins l’une des actions suivantes serait réalisé sans le consentement : captation, enregistrement, diffusion. (Exemple : photo prise sous les jupes, injure publique sexiste sur les réseaux). - Du cybercontrole Comportement visant à connaitre, vérifier, contrôler par les moyens numériques les déplacements d’une personne. (Exemple : empêcher une personne de répondre à des appels). - Des cyberviolences économiques ou administrative Comportement facilité par l’outil numérique visant à réduire l’autonomie financière et/ou contraindre les démarches, notamment administrative. (Exemple : accéder frauduleusement aux comptes bancaire personnels en ligne et opérer des virements). Celles qui sont handicapées de naissance ont sans doute un seuil de tolérance plus grand face à la douleur. Elles se sont accoutumées à vivre dans la souffrance corporelle : les transferts, les manipulations, les perfusions, les immobilisations... Elles se disent « Je souffre donc j’existe » et ne sont plus à une douleur près... La violence qui a pour but de soumettre, instrumentaliser, détruire est incompréhensible si vous êtes en situation vulnérable alors que vous devriez être protégée. Bien souvent, les victimes font preuve d’une totale soumission, déjà bien heureuses vu leur état d’avoir un conjoint. Injures, dévalorisation, sont supportées, car souvent les victimes en situation de handicap ne pensent pas mériter autre chose. Beaucoup refusent de porter plainte car elles ont peur d’être abandonnées. Le handicap engendre une grande dépendance morale et ces femmes s’enferment dans un discours de dévalorisation, de culpabilisation.
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