Chaque année quelque 8 300 femmes sont victimes de violences physiques, sexuelles ou psychologiques en Nouvelle-Calédonie. Une femme sur quatre, c’est intolérable. Et, malheureusement, la province Sud ne fait pas exception à cette statistique alarmante. D’autant plus que les violences intrafamiliales auraient encore progressé de 27 % après les émeutes de mai 2024, nous dit l’ISEE. La plupart des emplois détruits étant localisés en province Sud, une misère sociale s’est installée, engendrant de nouvelles discriminations. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, la Province n’est pas restée les bras croisés. Sitôt l’ordre revenu, elle a par exemple lancé les rendezvous Forces femmes pour leur permettre de rebondir personnellement et professionnellement : un millier de contacts ont ainsi été noués. Puis ce fut le séminaire Accueillir les émotions pour amorcer la reconstruction : là encore plus d’une centaine de professionnels s’est mobilisée, tous conscients des enjeux vécus par les publics qu’ils accompagnent. Il est essentiel de comprendre que la lutte contre le fléau des violences passe par une meilleure connaissance des dispositifs mis en place par l’institution pour accompagner, soutenir et encourager l’émancipation des femmes à toutes les étapes de leur vie. Le CIDFE accueille ainsi en moyenne 2 500 personnes par an dans ses locaux. Être informé ne garantit pas une protection absolue contre le danger, mais cela peut aider à trouver de l’aide et à éviter des situations difficiles, parfois sans issue. Plus que jamais pour nous, l’heure est à la reconstruction. La reconstruction de soi. Sonia Backès Présidente de l’Assemblée de la province Sud P. 3
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