18 | SUD'MAG #31 | Décembre 2025 Avec un budget primitif 2026 de 50,1 milliards de francs, dont 10,4 milliards de francs dédiés à l’investissement (+15 %), une maîtrise des dépenses en fonctionnement et une épargne brute préservée à 8,7 %, la collectivité active tous les leviers pour soutenir les entreprises, l’emploi et les familles. Le budget primitif 2026 confirme un cap clair : maintenir l’effort d’investissement malgré un contexte financier serré, avec 10,4 milliards de francs, soit une hausse de 15. La contrainte reste forte. Adossé à une assiette fiscale prudente, estimée à 98,5 milliards de francs, ce budget 2026 voté en Assemblée de Province (APS) ce jeudi 4 décembre, fait de l’humain une priorité : 54 % des dépenses sont orientées vers l’enseignement, la santé et la protection sociale, tandis que les dispositifs Sud Relance et Sud Retour (voir p. 14) viennent sécuriser l’emploi, faciliter le retour des calédoniens et compléter les dispositifs activés pour une relance concrète et immédiate. Rebondir. La relance n’attend pas. Malgré un contexte économique dégradé et une pression accrue des finances publiques, l’Assemblée de Province a adopté son budget primitif 2026 de 50,1 milliards de francs. Adossé à une assiette fiscale prudente, estimée à 98,5 milliards de francs (incluant les crédits encore mobilisables du prêt garanti par l’État (1 milliard d’euros) et conditionnée au vote du budget de répartition de la NouvelleCalédonie), ce budget 2026 reste fidèle aux orientations de la mandature : « il donne la priorité à l’investissement, à la maîtrise de la masse salariale et à la réduction continue des charges courantes pour préserver la capacité d’action publique et soutenir l’économie locale et l’emploi », a affirmé la présidente Sonia Backès. Investissement renforcé. Pour dynamiser l’activité, sécuriser des centaines d’emplois et soutenir les entreprises locales, la province Sud augmente de 15 % son effort d’investissement, porté à 10,4 milliards de francs. 88 % de cette enveloppe sont concentrés sur sept programmes structurants : l’administration, le réseau routier, les collèges publics, l’habitat, le soutien aux communes, les zones d’aménagement concerté et le soutien à l’investissement privé. En parallèle, la collectivité continue de maîtriser ses dépenses en fonctionnement pour préserver une épargne brute de 8,7 %. Elle poursuit ses efforts pour ajuster le volume des postes budgétaires tout en intégrant : +60 millions de francs de hausse pour la part patronale de la Caisse Locale de Retraite ; +290 millions de francs de revalorisations salariales décidées par la Nouvelle-Calédonie pour les secteurs prioritaires, notamment paramédicaux. Ces orientations budgétaires ont été saluées par l’ensemble des élus, malgré l’urgence d’interpeller l’Etat. « Notre collectivité, nos services et nos directions font tous les efforts possibles pour maintenir à flot ceux qui ont été fortement impactés par les émeutes, mais l’attitude de l’Etat pose questions, et en même temps, nous n’avons pas d’autres alternatives que de garder cette posture-là. Ces inconnues et ce manque de visibilité interrogent mais on ne peut souhaiter que le dialogue avance pour un ASSEMBLÉE DE PROVINCE 50,1 milliards pour relancer, protéger et investir
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