Décembre 2025 | SUD'MAG #31 | 19 ACTUALITÉS avenir durable et pérenne », a souligné l’élue, Nadine Jalabert. Pour Calédonie Ensemble, « ce choix permet de ne pas aggraver les difficultéséconomiquesdupays,pourprivilégier l’investissement public, seul levier et soutien à l’activité économique du territoire. » Toutefois, le parti s’est abstenu de vote pour « alerter l’Etat sur la situation dramatique de la Nouvelle-Calédonie », estimant que « 2026 sera une année de vérité ». Trajectoire d’équilibre. En 2026, l’enseignement, la santé et la protection sociale concentreront 54 % du budget, soit 25,2 milliards de francs. Un choix politique fort pour « limiter les impacts malgré l’absence de réponse de l’Etat qui pèse sur nos collectivités » a souligné la présidente. En responsabilité, elle a réaffirmé « la volonté de la province Sud de ne pas ajouter de la crise à la crise. » Des investissements essentiels selon l’élue Marie-Jo Barbier, pour qui « sans eux, nous compterions plus de drames humains. Ce sont des centaines d’emplois créés ou préservés. Ce sont des familles qui peuvent encore espérer. » Le budget a été adopté à l'unanimité. Le FLNKS et Calédonie Ensemble se sont abstenus. Révision de l’aide à l’habitat Les événements de mai 2024 ont modifié les conditions de vie des Calédoniens et impacté durablement le marché immobilier, le logement social et l’activité du secteur du bâtiment. Dans ce contexte en APS, la collectivité a adopté une nouvelle stratégie du logement articulée autour de cinq orientations. L’une d’elles concerne la révision des aides individuelles à l’habitat, afin d’adapter les dispositifs aux besoins actuels des ménages et aux contraintes du secteur. Deux dispositifs structurent aujourd’hui l’accession à la propriété : l’AFAPS, qui soutient l’achat d’un logement neuf, et le LAPS, qui combine subvention et accompagnement administratif et technique pour accéder à une villa clé en main. La révision engagée par la collectivité vise à maintenir leur efficacité et à les ajuster aux évolutions du marché. Première évolution : l’ouverture de l’AFAPS à l’achat dans l’ancien, sous condition de rénovation. Les logements construits depuis plus de dix ans deviennent éligibles si l’acquisition s’accompagne de travaux. La subvention est fixée à 1,5 million de francs pour un montant minimal de 2 millions de francs de travaux. Le coût total des travaux n’est pas plafonné. Deuxième évolution : la revalorisation des montants pour les constructions neuves. Les subventions sont ajustées à 2 millions de francs pour l’AFAPS et 2,5 millions de francs pour le LAPS. Troisième évolution : un rééquilibrage de la subvention dédiée aux investissements verts. La part consacrée à ces équipements est ajustée afin de renforcer la subvention principale pour l’acquisition dans le cadre de l’AFAPS. Les bonus restent accessibles à hauteur de 1 million de francs pour le LAPS (trois équipements verts) et 500 000 francs pour l’AFAPS (deux équipements). Quatrième évolution : l’adaptation des plafonds de ressources. Les ménages comptant deux personnes à charge ou plus bénéficient désormais d’un plafond porté à 4 SMG, soit 670 408 francs (novembre 2025). Cinquième évolution : la sécurisation du remboursement des avances remboursables. Depuis 2018, une part de ces avances se trouve en impayés, notamment en terres coutumières. Les bénéficiaires devront désormais fournir une garantie (hypothèque, caution ou attestation d’un organisme de tutelle) afin d’assurer le remboursement et la bonne gestion des fonds publics. L'info en+ ,, EN 2026, L’ENSEIGNEMENT, LA SANTÉ ET LA PROTECTION SOCIALE CONCENTRERONT 54 % DU BUDGET, SOIT 25,2 MILLIARDS DE FRANCS
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