SudMag #31 Décembre 2025

20 | SUD'MAG #31 | Décembre 2025 VIVRE MA PROVINCE Les événements de mai 2024 ont profondément marqué le paysage calédonien. Les dommages matériels ont été considérables : routes endommagées ou obstruées, carrefours devenus impraticables, éclairage public hors service, établissements scolaires incendiés, bâtiments administratifs lourdement dégradés… Face à cette situation, la province Sud a déployé une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle. Dès les premières semaines, la direction de l’aménagement, de l’équipement et des moyens (DAEM) a mis en place un pilotage d’urgence afin de rétablir les services essentiels, sécuriser les sites touchés et engager les premières opérations de reconstruction. Aujourd’hui, cet effort représente près de 1,5 milliard de francs d’investissements déjà engagés : 350 millions pour les infrastructures routières et 1,15 milliard pour les bâtiments publics. Un programme d’envergure, conduit en parallèle des projets structurants déjà engagés, qui inscrit la province Sud dans une dynamique d’action continue. Cette intensification des chantiers contribue également à soutenir l’activité du secteur du BTP dans une période particulièrement délicate. Réparer et sécuriser les routes. Les infrastructures routières ont été parmi les premières victimes des émeutes. Signalisation arrachée, éclairage public détruit, mobilier urbain utilisé pour dresser des barrages, ronds-points dégradés… Ces dégâts ont rendu plusieurs portions du réseau difficiles, voire dangereuses, à emprunter. La DAEM a donc établi une stratégie en trois temps : tout d’abord la sécurisation des infrastructures, puis le rétablissement de la circulation, et enfin le remplacement durable des équipements. Intervenir dans l’urgence. Rapidement, les équipes ont recensé les secteurs où la circulation était la plus perturbée. Les premiers travaux ont débuté dès que les conditions de sécurité l’ont permis, c’est-à-dire dès le mois de juillet 2024. Les équipes provinciales ont dû parfois faire plusieurs passages sur une même zone, car des installations essentielles étaient vandalisées de nouveau dans la foulée. Malgré ces obstacles, la province a réussi à traiter les cas les plus urgents dans les premières semaines, rétablissant la circulation sur les axes structurants. La nature des dégâts a imposé deux rythmes différents : tout ce qui relevait de la chaussée ou de la signalisation simple a pu être intégré dans des marchés déjà existants, permettant une mise en œuvre quasi immédiate. A contrario, certains remplacements, ont été plus complexes, comme ceux de l’éclairage public, et ont donc nécessité des commandes spécifiques, rallongeant naturellement les calendriers. Ainsi, si une grande partie du réseau a pu être remise en fonctionnement rapidement, certains chantiers se poursuivent encore aujourd’hui, en fonction de la livraison des équipements commandés. Quinze chantiers pour le BTP. Cette approche pragmatique a permis d’engager une quinzaine de chantiers, pour un total de 350 millions de francs, avec notamment des opérations de réparation de portions de routes, de glissières de sécurité, de signalisation, d’éclairage public et d’espaces verts. Environ 80% des chantiers se déroulent au Sud de la province, qui a été particulièrement touchée par les émeutes. À ce jour, près de 320 millions de francs de travaux ont été réalisés. Initialement, l’État prévoyait de financer 80 % des réparations routières liées aux émeutes. Mais face à l’avancement rapide des chantiers menés par la collectivité, il a finalement décidé de couvrir 100 % des 350 millions de francs dédiés aux infrastructures routières. Une reconnaissance du sérieux de la collectivité et un soutien déterminant pour boucler les opérations en cours. RECONSTRUCTION la Province en action

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