10 | SUD'MAG #32 | Janvier 2026 La rentrée marque le retour des rythmes scolaires, des emplois du temps millimétrés, des cartables trop lourds et des agendas familiaux qui se remplissent à grande vitesse. Elle signe aussi un moment clé pour s’intéresser à la santé des enfants… En province Sud, cette attention portée à la santé commence dès l’école. La médecine scolaire constitue un dispositif central de suivi et de prévention, inscrit dans la durée et déployé sur l’ensemble du territoire. « Elle intervient à des moments précis de la scolarité, notamment en grande section de maternelle et en CE1, deux étapes considérées comme structurantes dans le développement de l’enfant, explique le Dr Anne Poirier, médecin scolaire de la province Sud. En 2025, nous avons pu proposer une visitemédicale àprès de 5 000 enfants scolarisés en province Sud et environ 2 000 en 6e, dans le cadre d’un projet-pilote d’une consultation supplémentaire à l’entrée au collège. Nous avons décidé d’étendre le dispositif à l’ensemble des 6e. Je précise que ces consultations ont lieu aussi bien dans le public que dans le privé ». Ces consultations permettent d’évaluer le développement global de l’enfant avant son entrée à l’école élémentaire. Vision, audition, croissance, langage, comportement : les bilans offrent une photographie de la santé de l’enfant à un âge charnière. « L’objectif n’est pas de poser des diagnostics lourds, mais d’identifier d’éventuelles difficultés et d’orienter, si nécessaire, vers des professionnels ou des structures adaptées, explique le Dr Poirier. En CE1, ce second temps fort permet de mesurer l’impact de l’entrée dans les apprentissages fondamentaux sur la santé de l’enfant. Fatigue, troubles de la vision, difficultés de concentration ou de langage peuvent apparaître ou se confirmer à cet âge ». Les consultations réalisées en CE1 constituent ainsi un levier de prévention important, en lien étroit avec les familles et les équipes éducatives. Parler santé. Ces dispositifs ne sont pas anecdotiques. Ils s’inscrivent dans une logique de repérage précoce, afin de limiter les ruptures de parcours et de favoriser l’égalité d’accès à la santé dès le plus jeune âge. « C’est aussi un moyen pour nous de rappeler à l’enfant qu’il a des droits, notamment au respect de son corps. Nous lui offrons un espace où il peut s’exprimer sur ses inquiétudes dans la famille, sur sa santé, son sommeil ou ses C’EST LA RENTRÉE, et si on parlait santé?
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