6 | SUD'MAG #32 | Janvier 2026 En 2026, l’offre de soin en province Sud repose sur un réseau structuré de centres médico-sociaux, de services spécialisés et de professionnels répartis sur l’ensemble du territoire provincial. Cette organisation vise à garantir une prise en charge de proximité mise à mal depuis les exactions de mai 2024 et l’exode massif de personnels de santé. Elle vient en complément de l’offre libérale, dans un contexte marqué par de fortes disparités entre l’agglomération du Grand Nouméa et les communes isolées. En Brousse, elle est souvent la seule offre de soin disponibles. La collectivité assure cettemission à travers la Direction provinciale de l’action sanitaire et sociale (DPASS), chargée de proposer une offre médico-sociale accessible aux administrés. Aujourd’hui, « cette offre repose sur 13 centres médico- sociaux (CMS) implantés dans les communes de la Province, un centre de protection maternelle et infantile, un centre de santé affective et sexuelle et un centre de médecine scolaire. », précise Jean-Baptiste Friat, directeur de la DPASS. Ces structures constituent le socle de l’offre publique de soins de proximité et assurent des consultations médicales générales, des soins infirmiers, des interventions paramédicales, « mais aussi des permanences sociales, ce que l’on a tendance à oublier. L’objectif est d’assurer une présence médicale et sociale sur l’ensemble du territoire, en tenant compte des contraintes géographiques et des besoins des populations. C’est un challenge de tous les instants ». Pour les habitants éloignés de l’agglomération nouméenne, la colonne vertébrale de la santé c’est « notre organisation des CMS. Lesquels se retrouvent de plus en plus en position d’opérateurs médicaux uniques à mesure que l’offre libérale médicale se restreint. C’est vrai pour cinq de ces CMS situés en brousse : La Foa, Bourail, Thio, Yaté et l’île des Pins. Ils assurent une permanence des soins en lien direct avec le centre 15, garantissant une réponse médicale, y compris en situation d’urgence. Malheureusement consécutivement aux émeutes et aux difficultés budgétaires, les centres de Thio et de Yaté ne sont plus assez dotés d’agents médicaux et paramédicaux pour garantir un fonctionnement 7 jours sur 7 et 24 sur 24 ». Proposition alternative : consécutivement aux émeutes et aux difficultés budgétaires, sur les sites de Thio et Yaté le fonctionnement est assuré du lundi au jeudi. Afin de garantir au maximum l’équité en matière d’accès au soin dans la collectivité, le maillage territorial est aussi structuré autour de sept unitésprovincialesd’actionsanitaireet sociale. Chaque unité correspond à une zone géographique définie et regroupe les moyens humains et matériels déployés localement. Cette organisation vise également à assurer la continuité des soins et l’accessibilité des services pour l’ensemble de la population, quelle que soit la commune de résidence. L’OFFRE DE SOIN EN 2026, éviter les déserts médicaux ,, CHAQUE UNITÉ FONCTIONNE COMME UN POINT D’ANCRAGE LOCAL, EN LIEN AVEC LES AUTRES ACTEURS DE SANTÉ DU TERRITOIRE Jean-Baptiste Friat, directeur de la DPASS
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