20 | SUD'MAG #33 | Février 2026 Après 24 ans dans le secteur bancaire, Véronique Trin a choisi de changer de vie pour suivre une passion ancienne : la restauration. En 2012, elle reprend l’entreprise Tartiflette située à Green Valley et se lance dans l’entrepreneuriat avec détermination. Épargné par les dégradations mais marqué par les tensions liées aux exactions de 2024, l’établissement a dû s’adapter. L’activité se poursuit aujourd’hui sans salarié, portée par l’engagement de sa dirigeante. Dans ce contexte, Véronique Trin a également créé un groupe d’entraide réunissant des dirigeantes de petites entreprises, un espace d’échanges et de solidarité pour partager informations, expériences et solutions face aux difficultés. Bénéficiaire du dispositif Sud Pro en 2025, Véronique Trin a souhaité, aux côtés d’une douzaine de cheffes d’entreprise, inviter la présidente de l’assemblée de la province Sud, afin de témoigner de l’utilité concrète de ce soutien pour la continuité de leurs activités. Son parcours illustre plus largement la place croissante des femmes dans l’entrepreneuriat local, souvent à la tête de structures modestes mais essentielles au tissu économique. Face aux crises, ces dirigeantes démontrent une capacité d’adaptation et une solidarité remarquables, transformant les obstacles en leviers d’action et d’innovation. RENCONTRE Tartiflette : le pari de la reconversion, la force de tenir Début février, la Direction de l’Éducation et de la Réussite a réuni les directrices et directeurs des écoles publiques de la province Sud pour préparer la rentrée 2026. En 2026, la collectivité affiche un cap clair : améliorer le bien-être des élèves passe aussi par des équipes solides, soutenues et écoutées. Le 2e vice-président l’a rappelé : l’année sera dense, avec des évolutions possibles dans l’organisation du système éducatif. Dans un contexte marqué par la baisse démographique, l’hétérogénéité croissante des classes et des situations sociales parfois complexes, les professeurs sont en première ligne. Les directrices et directeurs jouent alors un rôle charnière : ils font remonter les difficultés, alertent sur les fragilités, traduisent les besoins concrets du terrain. La présidente de la province Sud a salué cet engagement, soulignant combien le lien avec les équipes pédagogiques est essentiel. Message implicite : on ne réforme pas une école sans celles et ceux qui tiennent la craie, le tableau numérique et parfois la barre dans la tempête. La rentrée 2026 s’articule autour d’un fil rouge assumé : le bien-être comme condition de la réussite. Cela passe par des mesures très concrètes. Le confort thermique des classes, avec un objectif de quasigénéralisation de la climatisation dans les écoles primaires d’ici la fin de l’année. La sécurisation renforcée des collèges, après une période marquée par des intrusions et des dégradations. La stabilisation des effectifs, maintenus en moyenne sous les 25 élèves par classe malgré la baisse du nombre d’enfants scolarisés. Plus discrète mais significative, une réflexion est engagée sur le bien-être au travail des professeurs eux-mêmes. Enquêtes, formations, partenariats universitaires : la province Sud tente de documenter le vécu professionnel des enseignants pour ajuster ses politiques publiques. Dans un métier où l’engagement est fort mais l’usure bien réelle, le signal compte. ÉDUCATION Un temps d’échange
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