22 | SUD'MAG #33 | Février 2026 VIVRE MA PROVINCE À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le CIDFE participe du 7 au 9 mars au Salon des femmes, un espace vivant, incarné, utile. Un rendez-vous qui parle de droits, certes, mais surtout de réalités concrètes : se protéger, s’émanciper, comprendre, créer, reprendre la main. Autour du CIDFE, les partenaires réunis composent un véritable village de ressources. Un écosystème où l’on passe du discours à l’action. Sur le terrain de l’aide et de l’accompagnement, « la Délégation territoriale de l’aide aux victimes, la CroixRouge, SOS Écoute et l’association La Tresse pour ne citer qu’eux sont au cœur du dispositif, rappelle Joane Païdi, responsable du CIDFE. Leur présence rappelle une évidence souvent oubliée : les violences faites aux femmes ne sont pas un concept, mais une réalité quotidienne qui exige écoute, orientation et accompagnement. Ici, on informe sans détour, on accueille sans juger, on oriente sans délai ». L’autonomie, fil rouge de cette journée du 8 mars, s’exprimera sous de multiples formes. La liberté de circuler d’abord, avec l’association Droit au vélo, qui défend une mobilité accessible, économique et émancipatrice. La capacité à réparer plutôt qu’à jeter ensuite, portée par le Repair Café, où le faire soi-même devient un acte d’indépendance. L’accès à l’emploi et à la formation, enfin, avec le Groupement employeurs sports loisirs Sud et Prismes, qui travaillent sur la sécurisation des parcours, la valorisation des compétences et la confiance en soi. Parce que l’égalité se joue aussi sur la fiche de paie et la stabilité professionnelle. Pour Joane Païdi, « ce 8 mars s’inscrit également dans une perspective plus large, régionale et collective. L’Union des femmes francophones d’Océanie et le Conseil des Femmes du Pacifique Nouvelle-Calédonie rappellent que les droits des femmes se défendent en réseau, à l’échelle des territoires comme du Pacifique. Une manière de sortir de l’isolement et de relier les luttes locales à des dynamiques plus vastes ». Forces Femmes. Le bien-être trouve aussi sa place, sans jamais être relégué au rang de simple parenthèse. Avec JennyMama&Yoga, engagée bénévolement, le corps devient un espace de reconquête. Respirer, se recentrer, se renforcer : ici, prendre soin de soi n’est pas une fuite, mais un levier d’émancipation. La création artistique participe pleinement à cette journée. Les artistes Laurence Lagabrielle et Véronique Menet animeront un atelier de linogravure thématique. Graver une image, imprimer un message, laisser une trace : un geste simple, presque ancestral, pour inscrire les luttes féminines dans la matière et le temps long. Deux ateliers préfigurent par ailleurs la future programmation des RDV Force Femmes. La self-défense féminine, d’un côté, pour réapprendre à occuper l’espace, poser des limites et renforcer la confiance. « Les femmes et l’argent », de l’autre, pour lever un tabou persistant et rappeler que l’indépendance financière reste l’un des piliers majeurs de l’émancipation. Enfin, cette journée du 8 mars se veut aussi pédagogique et participative. Le jeu « Fais tourner la roue » invite à apprendre autrement, par l’échange et la curiosité. Un espace photobooth, placé sous le signe de la marguerite, rendhommage àMarguerite, dite la sauveuse du RER. Un symbole fort, choisi pour sensibiliser à la place des témoins face aux violences : voir, comprendre, intervenir peut tout changer. Un 8 mars sans discours creux ni slogans plaqués. À la place, des outils, des rencontres, des ressources. Et une conviction assumée : les droits des femmes ne se célèbrent pas seulement, ils se pratiquent. LE MOIS DE MARS, Zoom sur les droits des femmes
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