26 | SUD'MAG #33 | Février 2026 ENVIRONNEMENT RAMSAR : protéger les zones humides, préserver l’avenir du Grand Sud On évoque souvent le lagon inscrit à l’Unesco. Plus rarement les zones humides. Pourtant, au cœur du Grand Sud, le site des Lacs du Grand Sud est inscrit à la Convention internationale de Ramsar, qui reconnaît les zones humides d’importance mondiale. En province Sud, cette inscription ne relève pas d’un simple label. Elle s’inscrit dans un plan de gestion, des études scientifiques, des actions de terrain et donc un suivi du milieu précis. L’inscription du site des Lacs du Grand Sud à la Convention de Ramsar implique une gestion active des milieux. La collectivité met en œuvre un plan de gestion spécifique, articulé autour de la connaissance scientifique, de la protection des espèces et de la sensibilisation du public. En2025, plusieursactionsont étépoursuiviesou engagées. Une exposition consacrée aux zones humides a été présentée au Parc provincial de la Rivière Bleue dans le cadre des journées mondiales dédiées. Deux photographies du site ont été sélectionnées par un jury international pour l’exposition « Ramsar Sites » présentée lors de la 15e Conférence des Parties de la Convention. « L’inscription Ramsar nous oblige, rappelle Nicolas Pebay, à la tête de la Direction du développement durable et des territoires de la province Sud (DDDT). Elle implique de documenter l’état des milieux, d’anticiper les pressions et de maintenir un équilibre entre préservation et usages. » Le site doit notamment sa reconnaissance internationale à la présence d’espèces rares et micro-endémiques. Parmi elles, le Galaxias neocaledonicus, un poisson classé « En danger ») sur le liste de rouge UICN en danger, strictement inféodé aux eaux douces du Grand Sud. Deux études ont été lancées afin de renforcer sa protection et mieux comprendre sa dynamique de population. Vision globale. La logique de protection des zones humides dépasse le seul périmètre des Lacs du Grand Sud. Le plan d’actions mangroves (PAM) se poursuit, notamment sur le Grand Nouméa. À Ouémo, le projet RéHabMaOué (Réhabilitation de la mangrove de Ouémo) vise à restaurer l’hydrodynamisme d’une mangrove dégradée par d’anciennes digues. Relevés topographiques par drone Lidar, capteurs physico-chimiques, suivi scientifique en partenariat avec l’Université… La restauration s’appuie sur des données mesurées. Ces milieux jouent un rôle déterminant dans la régulation des eaux, la protection contre l’érosion et l’adaptation au changement climatique. Leur dégradation aurait des conséquences directes sur les équilibres écologiques et humains.
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