These2024HugoBourgogne

43 Afin de mieux cerner la contribution de cette zone à la dynamique de la population, l’antenne calédonienne du WWF-France a réalisé un inventaire de terrain au cours de la saison de ponte 2016-2017. Celui-ci a mis en lumière l’importance et la complexité du GLS comme zone de reproduction pour les tortues caouannes (Oremus and Mattei 2017). Suite à cette phase pilote, le WWF-France a continué à développer et à mettre en œuvre un protocole de suivi des activités de ponte sur les îlots de la zone du GLS en partenariat avec les gestionnaires de la Province Sud (Oremus and Mattei 2017; Oremus 2019; Bourgogne and Oremus 2020). Les connaissances et l’expérience de terrain acquises lors de ces suivis ont mis en exergue des questionnements relatifs aux enjeux de conservation et de suivi dans le contexte singulier du GLS, à savoir une multitude de petites plages de ponte éparpillées sur des îlots isolés. En effet, cette zone de ponte nécessite de mettre en œuvre des approches innovantes pour parer aux contraintes logistiques qu’il impose quant à la gestion d’une population en danger critique, tout en offrant un site d’étude particulièrement propice pour aborder des hypothèses scientifiques susceptibles d’éclairer les stratégies de conservation. Les objectifs de la thèse CIFRE WWF/IRD C’est dans ce contexte que le présent projet de thèse CIFRE a été construit, porté par le WWFFrance et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) à Nouméa (UMR Entropie). Il a pour objectif de générer des informations relatives à la zone de ponte du GLS et à la population reproductrice de tortues caouannes associée afin de combler les lacunes identifiées en matière de connaissances qui limitent à leur tour la mise en place d’efforts de gestion. Les différents axes ont été élaborés de façon à aboutir à des livrables cohérents avec les objectifs de conservation de la structure d’accueil, le WWF-France, et ce en apportant un éclairage scientifique robuste sur les caractéristiques globales et l’état de conservation des populations de cette espèce sur la zone d’étude. En effet, ces informations sont nécessaires pour permettre la définition et la mise en œuvre d’une stratégie provinciale voire interprovinciale de gestion optimisée, en identifiant notamment des actions de suivi et de conservation adaptées au sujet d’étude. Les travaux de recherche, la collecte, l’analyse, le traitement des données et les modélisations sont également structurés et calibrés pour s’inscrire dans le cadre d’une formation à un doctorat pour une durée de trois ans avec des hypothèses et objectifs scientifiques satisfaisant les exigences académiques requises. Initié en avril 2021, ce programme doctoral s’articule ainsi autour de quatre axes de recherche développés par la suite en quatre chapitres correspondant, et définis comme suit.

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