SudMag #34 Mars 2026

Mars 2026 | SUD'MAG #34 | 15 ACTUALITÉS Au total, 7 832 entreprises ont bénéficié de cette aide. Plus de 1,67 milliard de francs ont été injectés dans l’économie, permettant le règlement de 14 280 factures. Derrière ces chiffres, une réalité très concrète : des équipements achetés, des outils modernisés, des activités relancées. Simplicité. La clé du succès tient à la simplicité du dispositif. Chaque entreprise bénéficiaire reçoit des crédits-points, utilisables directement via une plateforme dédiée. Pas de circuit administratif complexe, pas de délais interminables : l’aide est mobilisable rapidement, ce qui change tout pour des structures souvent à flux tendu. Les secteurs bénéficiaires traduisent d’ailleurs la diversité de l’économie locale. Services, commerce, BTP dominent largement, suivis par l’agriculture, la pêche ou encore la production. Sud Pro n’a pas ciblé une filière en particulier : il a irrigué l’ensemble du tissu économique. Pour 2026, la province Sud ne se contente pas de reconduire le dispositif. Elle le fait évoluer. Le dispositif est élargi aux petites entreprises de moins de 5 salariés (au lieu de 2), avec une reconduction pour les entreprises qui en ont déjà bénéficié en 2025. Jusqu’ici, SudPro permettait aussi de soutenir des dépenses plus immédiates. Désormais, l’objectif est de pousser les entreprises à se projeter. Acheter du matériel, améliorer un outil de production, investir dans le numérique ou dans des aménagements durables. En clair, passer d’une logique de survie à une logique de développement. Les conditions d’accès restent strictement encadrées. Pour être éligible, l’entreprise doit être implantée en province Sud, compter au maximum cinq salariés et être inscrite au RIDET avant le 1er janvier 2026. Chaque bénéficiaire se verra attribuer 125 créditspoints, soit l’équivalent de 125 000 francs. Le calendrier est lui aussi balisé : ouverture de la plateforme le 15 avril, clôture le 31 octobre. Une temporalité volontairement resserrée pour maintenir une dynamique rapide et éviter l’effet d’étalement des dispositifs classiques. Soutien pour le secteur nautique après la restriction des activités en mer. Autre mesure forte adoptée lors de cette assemblée de la Province : la mise en place d’un plan de soutien exceptionnel à destination des entreprises touchées par les restrictions d’activités en mer, après l’attaque de requin survenue en février à Nouméa. Sont notamment concernés les hôtels situés sur les îlots, les restaurants en mer ou sur îlot, les entreprises de transport nautique touristique (taxi-boats), les prestataires de location de matériel nautique ou subaquatique et d’encadrement d’activités, les commerces spécialisés en matériel pour la pratique d’activités nautiques et les associations de loisirs nautiques employant des salariés. 33 structures ont été identifiées comme potentiellement impactées. Une aide à la trésorerie sera accordée pour couvrir leschargesd’exploitationsurplusieurs mois, avec un plafond fixé à 1,5 million de francs CFP par mois et par entreprise. L’objectif est d’amortir le choc économique et de préserver l’activité liée au lagon, d’autant que les restrictions des activités nautiques peuvent avoir des répercussions bien audelà de leur durée, en fragilisant l’ensemble d’une saison touristique, comme l’a rappelé la présidente de l’assemblée de Province. Quelques changements pour PROMOSUD et le code de l’environnement. L’assemblée a également validé un meilleur encadrement des orientations de PROMOSUD, afin de renforcer la transparence, le pilotage et l’évaluation des projets soutenus, dans la continuité des recommandations de la Chambre territoriale des comptes. La société concentrera son action sur plusieurs secteurs prioritaires : tourisme, logistique, numérique, ressources naturelles ou encore activités minières et métallurgiques.Lesprojetsdevrontdésormais démontrer leur impact économique et social, au-delà de leur seule rentabilité. Enfin, les élus ont adopté une série de modifications du code de l’environnement, en vigueur depuis 2009. L’objectif, adapter le cadre réglementaire aux évolutions scientifiques, aux nouvelles pratiques et aux enjeux actuels. Ces ajustements doivent permettre de concilier plus efficacement développement économique et préservation de la biodiversité. On le voit, à travers la majorité des décisions votées ce 19 mars, la province Sud continue de soutenir les entreprises locales, tout en structurant son action économique. Entre réponse aux urgences conjoncturelles et vision à plus long terme, la collectivité cherche à sécuriser l’activité et accompagner la transformation durable du territoire.

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