16 | SUD'MAG #34 | Mars 2026 Lancé officiellement le 23 février, ce nouveau soutien provincial vise à redonner de l’oxygène et de la trésorerie aux petites et moyennes entreprises Dans un territoire qui n’a pas fini d’être marqué par les répercussions de mai 2024, la province Sud propose avec « Sud Relance » d’aider à relancer une catégorie particulièrement touchée. Le dispositif repose sur un prêt participatif, sans exigence de garanties sur les actifs ou le patrimoine du dirigeant. Concrètement, Sud Relance vise à renforcer la trésorerie des entreprises, ce nerf de la guerre trop souvent à sec. Reconstituer des stocks, embaucher, investir dans du matériel ou rénover un outil de production : le prêt couvre des besoins très opérationnels. Il va même plus loin en finançant des investissements immatériels, comme la formation, le développement commercial ou les mises aux normes. « Autrement dit, tout ce qui prépare l’entreprise à exister demain, pas seulement à survivre aujourd’hui », explique Raphaël Larvor, directeur de la Direction du développement économique et du tourisme (DDET). Attractivité. Sur le plan financier, le dispositif joue la carte de l’attractivité. Le taux, compris entre 2,5 % et 3,7 %, est inférieur à celui du marché. La durée peut aller jusqu’à sept ans, avec un différé de remboursement pouvant atteindre deux ans. Traduction : on laisse aux entreprises le temps de respirer avant de rembourser. Une évidence économique, rarement appliquée avec autant de clarté. Sud Relance repose sur un partenariat avec Bpifrance, qui démultiplie l’impact des fonds publics. Pour un franc engagé par la province Sud, 2,4 francs supplémentaires sont injectés. Et avec les financements complémentaires exigés (banques ou fonds propres), chaque franc public peut générer jusqu’à 6,8 francs de financement total. Un effet de levier assumé, presque offensif, dans un contexte où chaque investissement compte. Cadrage. Ce montage n’est pas qu’un simple outil financier. En mobilisant un milliard de francs, la collectivité accepte de prendre une part du risque aux côtés des entrepreneurs. Un message implicite mais limpide : la relance est une affaire collective, et l’institution ne restera pas sur le bord du terrain. Reste la question de l’accès. Le dispositif cible les TPE et PME implantées en province Sud, âgées de plus de trois ans, à jour de leurs obligations fiscales et sociales. Certaines activités sont exclues, notamment l’immobilier, l’agriculture ou la pêche, car ce sont des secteurs ciblés par d'autres dispositifs. Pour les entreprises éligibles, deux portes d’entrée : Bpifrance ou leur banque habituelle. La DDET joue, elle, un rôle d’accompagnement. Sur le papier, le parcours est balisé. Tout dépendra ensuite de la capacité des entreprises à monter des dossiers solides, avec bilans, prévisionnels et stratégie claire. La relance, oui. Mais pas sans méthode. Sud Relance dit quelque chose de plus large sur l’économie calédonienne. Elle entre dans une phase où la survie ne suffit plus. Il faut investir, se transformer, parfois se réinventer. Et pour cela, il faut du capital, mais aussi du temps et de la confiance. La province Sud a choisi de jouer sur les trois tableaux. Tout est fait pour aider les entreprises à retrouver leur dynamisme grâce à cette nouvelle opportunité SUD RELANCE pour remettre l’économie en mouvement ,, LA RELANCE EST UNE AFFAIRE COLLECTIVE : LA COLLECTIVITÉ CHOISIT DE PRENDRE SA PART DU RISQUE AUX CÔTÉS DES ENTREPRISES.
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