These2024HugoBourgogne

131 Synthèse générale, conclusions et perspectives Contexte et objectifs du programme doctoral Le programme doctoral ici présenté trouve son origine dans une campagne de survols aériens de 2006, pilotée par le WWF-France et dont l’objectif était de cartographier de manière exhaustive les sites de ponte de tortues marines à l’échelle du territoire, à l’exception faite de la zone des Chesterfield. L’un des enjeux de cette étude de recensement concernait l’acquisition de connaissances sur les zones de reproduction des tortues caouannes, dont le statut de conservation est particulièrement précaire dans le Pacifique Sud, et dont les géographies de ponte se limitent à la côte Est australienne et à l’archipel calédonien (Limpus and Casale 2015). Une cinquantaine de plages de ponte ont ainsi été répertoriées autour de l’île principale de la Grande-Terre. Trois zones à fortes concentrations de pontes sont alors identifiées : la plage de la Roche Percée dans la commune de Bourail, déjà connue comme un site de ponte important, et deux zones lagonaires composées de multiples îlots coralliens, le lagon Nord-Ouest et le Grand Lagon Sud (GLS). Si le site de la Roche Percée bénéficie depuis la saison 2006-2007 d’une action de suivi annuelle, les autres zones d’intérêt identifiées par les survols du WWF sont longtemps restées négligées. Ce manque de connaissance et de suivi à long terme des activités de ponte a été identifié par les experts de l’UICN comme une source de grande incertitude entourant les estimations démographiques de la souspopulation du Pacifique Sud, et donc sur la révision de son statut de conservation. Dans ce contexte, l’antenne calédonienne du WWF-France a initié au cours de la saison 20162017 une première étude pilote sur la zone du GLS pour évaluer la faisabilité du déploiement d’un effort de suivi saisonnier. Forte des premiers résultats encourageants, suggérant notamment une importante concentration de pontes à l’échelle de la zone, elle met en place un suivi des îlots de ponte dès la saison 2017-2018 en adaptant les protocoles de suivi référencés aux singularités de la zone. Devant l’intérêt que suscitent les données collectées sur les trois premières années, le WWF-France s’associe à l’IRD en 2021 pour initier puis coencadrer ce projet doctoral dans un format CIFRE. Quatre objectifs/chapitres sont alors structurés de façon à générer des connaissances sur la zone de ponte du GLS et sur la population reproductrice associée, permettant d’apporter des éclairages de conservation innovants et intégrés à un cadre de réflexion provincial.

RkJQdWJsaXNoZXIy MjE1NDI=