133 Compte tenu de la difficulté logistique à déployer une forte couverture de terrain sur le grand nombre d’îlots recensés dans le GLS, il a été décidé de diviser les 28 îlots considérés en deux lots qui ne seront pas suivis le même nombre de fois au cours de la saison. Les paramètres de la phénologie de ponte de la population de tortues caouannes dans le GLS ont ainsi pu être estimés grâce au suivi intense réalisé sur les douze îlots du lot A, avec 5 à 6 missions réalisées sur la durée totale de la saison de ponte d’après nos informations (Barbier et al. 2023). Les quatorze îlots restants du lot B ont bénéficié, eux, d’un effort moins important mais plus ciblé, avec la réalisation de 2 missions au cours du pic de la saison de ponte. S’est ensuite posé la question de la fréquence des missions, à savoir quel est l’intervalle optimal à respecter entre deux missions compte tenu (1) du nombre nécessairement limité de missions que nous sommes en mesure de déployer pour couvrir la totalité de la saison de ponte, (2) de l’intervalle de temps entre deux pontes observé chez les tortues caouannes, qui varie entre deux et trois semaines toujours d’après Barbier et al. (2023), et (3) de l’importance de générer autant que possible des comptages exhaustifs d’une mission à l’autre, compte tenu de la disparition des traces de ponte au fil du temps. Un suivi de la persistance des traces de ponte dans le sable au cours du temps a pour cela été réalisé, et nous a permis d’établir un intervalle optimal de 2 à 3 semaines entre deux missions. Grâce à ces informations, nous avons été en mesure de générer des estimations du nombre de pontes saisonnier sur les îlots suivis grâce à l’apport des modèles phénologiques existant (Girondot 2010, 2017), et ce quelque soit l’effort de terrain qui ait été déployé (Figure 27). En revanche, comme les aléas du suivi ne nous ont pas toujours permis de collecter des données sur l’ensemble des îlots de la zone (mauvaise météo, autorisations provinciales au débarquement, etc), une nouvelle étape de développement a été nécessaire pour modéliser le nombre de pontes saisonnier sur les sites qui n’ont pas bénéficié d’un effort de terrain au cours d’une saison donnée. Cette approche est basée (1) sur le pourcentage que représente le nombre de pontes recensées sur ces îlots par rapport au nombre total de pontes recensées sur le GLS au cours des saisons pour lesquelles ils ont été surveillés, et (2) sur le nombre total de pontes recensées sur le GLS au cours des saisons pour lesquelles ils n’ont pas été surveillés.
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