These2024HugoBourgogne

141 Figure 30. Les trois outils méthodologiques utilisés pour l’étude de la connectivité des populations reproductives associées aux zones de ponte du GLS et de la Roche Percée. A : balise satellite ARGOS. B : Bague d’identification en titane. C : prélèvement ADN pour analyses génétiques. Crédits photo : Dominique Catton / WWF-France. Bien qu’il ait été ainsi établi que les deux populations appartiennent à une unique unité de gestion, le fait que des menaces de natures et d’intensités différentes aient été localement identifiées nous incite à considérer la mise en œuvre de mesures de gestion adaptées aux pressions recensées, depuis l’échelle globale de l’unité de gestion jusqu’à celle locale de la zone de ponte. Compte tenu que la distance entre la plage de la Roche Percée et le GLS est relativement similaire à celle qui sépare la Roche Percée de la zone de ponte du lagon NordOuest, ces résultats soulèvent de nouvelles questions quant au périmètre géographique des unités de gestion à considérer pour la protection des tortues caouannes en NouvelleCalédonie. Il serait intéressant de pouvoir estimer si la population du lagon Nord-Ouest appartient également au même stock génétique, de manière à caractériser les responsabilités de co-gestion à l’échelle de l’archipel. En effet, la Roche Percée et le GLS sont localisés en province Sud, alors que le lagon Nord-Ouest se situe en province Nord. Or ces provinces sont responsables en matière de gestion de l’environnement, et disposent notamment de leur propre législation en la matière. Par ailleurs, l’important effort de balisage déployé dans cette étude a été réalisé dans le cadre d’un programme porté par le WWF-France (SAT-NC). Celui-ci nous a parallèlement permis d’identifier les couloirs migratoires et les principales zones d’alimentation des tortues se reproduisant en Nouvelle-Calédonie (Oremus 2023) (Figure 31). Ces informations nous ont © Dominique Catton / WWF-France

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