146 De nouvelles interrogations se dégagent de cette étude, et il convient à présent de préciser la vulnérabilité de ces habitats de ponte insulaires face aux autres pressions induites par le dérèglement climatique. Garcin et al. (2016) ont par exemple rapporté que les îlots coralliens de Nouvelle-Calédonie étaient très exposés au phénomène d’élévation du niveau de la mer, avec des processus d’érosion (Figure 33) et de submersion marine qui peuvent localement s’avérer être très impactants. Plusieurs sources ont également rapporté que ces microhabitats insulaires étaient particulièrement exposés à l’augmentation du nombre et de l’intensité des tempêtes tropicales induites par le réchauffement climatique (Fuentes et al. 2010, 2011). Les modalités et les niveaux de ces pressions doivent être caractérisés sur les zones de ponte de la Roche Percée et du GLS afin d’évaluer le risque de dégradation de l’habitat de ponte dans le moyen et long terme, ce qui pourrait apporter un éclairage supplémentaire sur les conditions d’incubation retrouvées et par conséquent sur le choix des sites à préserver en priorité. Figure 33. Découverte d’un talus d’érosion frais sur l’une des plages de ponte de l’îlot Ngé dans GLS, peu de temps après le passage de la dépression tropicale GABRIELLE sur la zone en février 2023. Plusieurs nids recensés au cours de précédentes missions ont manifestement été décaissés et noyés. © WWF-France
RkJQdWJsaXNoZXIy MjE1NDI=