35 Figure 9. Les six zones de Nouvelle-Calédonie inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. 1 : Grand Lagon Sud. 2 : Zone Côtière Ouest. 3 : Zone Côtière Nord et Est. 4 : Grand Lagon Nord. 5 : Atolls d’Entrecasteaux. 6 : Atoll d’Ouvéa et Beautemps-Beaupré. D’après UNESCO 2009. Parmi les espèces remarquables, on note la présence établie dans les eaux calédoniennes de cinq des sept espèces de tortues marines connues au monde : la tortue verte (Chelonia mydas), la tortue caouanne (Caretta caretta) localement appelée « grosse tête », la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), appelée « bonne écaille » et de manière plus exceptionnelle et essentiellement sur la base d’observations opportunistes au large, la tortue luth (Dermochelys coriacea) et la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) (Liardet and Auzon 2004; Etaix-Bonnin et al. 2011; Fretey and Triplet 2022; Oremus 2023) (Figure 10). Les tortues vertes, caouannes et imbriquées fréquentent les eaux néo-calédoniennes pour s’y alimenter, mais seules les vertes et les caouannes s’y reproduisent (Liardet and Auzon 2004; Limpus et al. 2005b; Etaix-Bonnin et al. 2011; Read et al. 2014; Limpus and Casale 2015; Barbier et al. 2023; Fretey et al. 2023). Une activité de ponte de la tortue imbriquée est suspectée mais n’a pas encore été confirmée. Malgré sa petite taille à l’échelle du Pacifique Sud, la NouvelleCalédonie héberge des sites de ponte majeurs et d’enjeux internationaux, répartis sur l’ensemble du territoire avec une différence assez marquée dans la distribution entre les deux espèces (Figure 11).
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