34 Avec une surface totale de 40 000 km2, la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand espace lagonaire au monde (Payri et al. 2019; Fenner and Muir 2022). La Grande-Terre est entièrement entourée par une barrière de corail de 1100 km de long et délimitant ainsi un large lagon d’une profondeur pouvant atteindre 60 m (Payri et al. 2019). On recense également environ 160 îles et îlots coralliens (Berr 2023). La diversité et l’abondance de ces systèmes coralliens en fait l’une des zones marines les plus riches et complexes au monde (Andréfouët and Torres-Pulizza 2004; Andréfouët and Wantiez 2010). De plus, ces récifs sont considérés comme étant largement préservés du fait des faibles niveaux de perturbations anthropiques recensées, eux-mêmes liés aux faibles densités d’habitants vivant sur le territoire (Labrosse et al. 2000; Payri et al. 2019). La biodiversité marine qui y évolue est, elle aussi, exceptionnellement élevée et préservée (Bouchet et al. 2002; Payri et al. 2019), avec notamment la présence d’un grand nombre d’espèces de la mégafaune marine (Payri and Richer De Forges 2007; Garrigue and Poupon 2013; Gardes et al. 2014; Bakker et al. 2017; Derville et al. 2019; Bonneville et al. 2021; Fretey et al. 2023; Laran et al. 2023; Berr 2023). L’inscription de six zones au patrimoine mondial de l’UNESCO à partir de 2008 (Figure 9) atteste de l’importance écologique et patrimoniale de la diversité de la faune, de la flore et des habitats marins recensés sur le territoire (UNESCO 2009).
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