Mars 2026 | SUD'MAG #34 | 11 GRAND ANGLE en travaillant sur les compétences, la posture professionnelle et la définition du projet. Ces parcours peuvent inclure des immersions en entreprise, des stages d’insertion, des ateliers de recherche d’emploi ou des accompagnements plus complets combinant formation, coaching et suivi individualisé. Ils s’adressent en priorité aux jeunes les plus éloignés de l’emploi, mais restent accessibles à un public plus large. L’objectif est de renforcer l’employabilité et de sécuriser les trajectoires, en évitant les entrées et sorties répétées du marché du travail. Préparer l’entrée dans l’emploi avec « job d’été ». L’intervention ne se limite pas aux jeunes déjà inscrits comme demandeurs d’emploi. Des dispositifs sont également proposés aux publics en formation, afin de faciliter le passage vers la vie active. Le «job d’été» permet ainsi aux jeunes scolarisés d’accéder à une première expérience professionnelle sur une période courte. D’autres aides accompagnent les étudiants dans leurs stages de fin d’études, en soutenant leur insertion dans le monde du travail. Ces premières expériences jouent un rôle clé. Elles permettent de découvrir les attentes des employeurs, d’acquérir des compétences concrètes et de commencer à construire un réseau professionnel. Une réponse à plusieurs niveaux. L’ensemble de ces dispositifs forme une architecture d’intervention progressive. Elle vise à agir à différents moments du parcours : en amont, pendant la recherche d’emploi et aumoment du recrutement. Cette approche combine soutien aux entreprises et accompagnement des jeunes, avec une attention particulière portée aux publics les plus fragiles. Elle repose sur une logique simple : multiplier les points d’entrée vers l’emploi, plutôt que de miser sur un dispositif unique. Dans un contexte économique marqué par des tensions persistantes, cette stratégie cherche à répondre à un défi structurel : faciliter l’accèsdes jeunesàunemploi durable, malgré des parcours souvent fragmentés et des conditions d’insertion encore incertaines. Étudier en Australie. La mise en place d’un dispositif de mobilité en Australie ouvre les portes de deux universités prestigieuses : James Cook University et l’University of Queensland. Dans des domaines stratégiques comme les mines, l’énergie, la gestion des ressources naturelles, l’innovation ou les nouvelles technologies, les étudiants calédoniens peuvent désormais suivre des cursus de haut niveau, en lien direct avec les réalités économiques et environnementales de la région Pacifique. Le soutien de la Province prend la forme d’une prise en charge partielle des frais de scolarité (50 % avec un plafond de 2 millions de francs), complétée par une bourse mensuelle de 30000 francs et des réductions accordées par les universités partenaires sur les frais d’inscription. Ce montage financier vise à rendre accessibles des formations souvent coûteuses, tout en sécurisant le parcours des étudiants sur place. Au-delà de l’aspect académique, ce dispositif s’inscrit dans une logique plus large de mobilité régionale. L’Australie constitue un environnement universitaire attractif, avec des campus fortement connectés aux entreprises et aux centres de recherche. Les étudiants peuvent ainsi bénéficier d’enseignements ancrés dans des secteurs en tension, mais aussi d’opportunités de stages et d’expériences professionnelles valorisables à leur retour. La proximité géographique joue également un rôle déterminant. Elle permet de limiter les coûts de transport et de maintenir un lien régulier avec la Nouvelle-Calédonie, un facteur important pour des parcours souvent longs et exigeants. Cette dimension régionale facilite aussi les allers-retours et les perspectives de coopération entre institutions. À terme, ce dispositif vise à structurer un réseau d’établissements partenaires dans la zone Pacifique, afin de multiplier les passerelles entre formation, stage et emploi. L’enjeu est double : offrir aux étudiants des parcours d’excellence à l’international, tout en renforçant les compétences disponibles localement dans des secteurs stratégiques pour le territoire. Zoom sur... Sud Jeunes, un levier concret pour faciliter l’accès à l’emploi Faciliter l’entrée des jeunes dans le monde du travail reste un enjeu majeur en province Sud. Le dispositif Sud Jeunes s’inscrit dans cette dynamique en apportant un soutien direct aux entreprises qui recrutent des moins de 30 ans. L’objectif est clair : réduire les freins à l’embauche et favoriser des opportunités d’emploi durables pour les jeunes Calédoniens. Le principe repose sur une aide financière accordée à l’employeur. Celle-ci permet de prendre en charge une partie du salaire sur les premiers mois du contrat, période souvent décisive pour un recrutement. L’aide peut atteindre un mois et demi de salaire pour un contrat à durée déterminée de douze mois, et jusqu’à trois mois pour un contrat à durée indéterminée, dans la limite de deux millions de francs. Le dispositif s’adresse aux jeunes de moins de 30 ans, installés durablement sur le territoire, ainsi qu’aux entreprises implantées en province Sud, tous secteurs confondus. Il vise en priorité des recrutements inscrits dans la durée, avec une attention particulière portée aux profils qui peinent à accéder à un premier emploi. Au-delà de l’aide financière, Sud Jeunes s’inscrit dans une approche plus globale de l’insertion professionnelle. Il contribue à sécuriser les premiers pas dans l’emploi, à encourager les entreprises à franchir le cap du recrutement et à faciliter la rencontre entre les besoins du tissu économique local et les compétences des jeunes. En soutenant à la fois l’offre et la demande, le dispositif participe à structurer des parcours professionnels plus stables, tout en répondant aux enjeux d’emploi du territoire. L'info en+
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