SudMag #35 Avril-Mai 2026

Avril - Mai 2026 | SUD'MAG #35 | 9 GRAND ANGLE périscolaire, pour recréer de l’engagement et du lien. Neuf écoles sont déjà engagées dans cette phase pilote, représentant plus de 1 700 élèves. En parallèle, une collation est distribuée chaque matin, intégrée à une approche éducative autour de l’alimentation. Les moyens mobilisés sont conséquents, avec plusieurs dizaines de recrutements en cours. Au-delà des dispositifs, une ligne se dessine : traiter les difficultés dans leur globalité, en tenant compte des réalités sociales et familiales. Le programme repose sur une coordination étroite entre institutions, communes et acteurs de terrain, avec une évaluation prévue pour mesurer ses effets dans la durée. L’enjeu est double : améliorer la réussite scolaire et restaurer un climat propice aux apprentissages. En pratique. Le déploiement du dispositif sera progressif : 9 écoles pilote sont d’ores et déjà engagées totalisant plus de 1 700 élèves (Renée-Fong primaire et maternelle à Dumbéa, Saint-Michel au Mont-Dore, Les Scheffleras primaire et maternelle à Païta, Adrienne Lomont, Isidore Noell – Gustave Mouchet, Desbrosse et Maurice Fonrobert à Nouméa), auxquelles il convient d’ajouter l’école de Thio en 2027. L’ambition est la couverture des 23 écoles prioritaires d’ici 2028. Les moyens humains consacrés au dispositif sont déjà importants avec 33 recrutements en cours grâce au soutien financier de l’Etat (199 MF par an pendant 5 ans) dans le cadre du Plan de relance, auxquels il faut ajouter des postes PPIC et de service civique. Financée au titre du dispositif de solidarité républicaine (DSR), mis en œuvre dans le cadre du prêt garanti par l’État (PGE) accordé à la Nouvelle-Calédonie et remboursé par celle-ci, cette mesure renforce l’engagement de la province Sud auprès des acteurs du secteur, des familles et de sa jeunesse. Des cantines mieux équipées Longtemps concentré sur les salles de classe, l’effort d’amélioration des conditions d’accueil s’étend désormais aux temps de pause, en particulier dans les réfectoires. Un angle souvent négligé, alors même que la pause méridienne joue un rôle déterminant dans la journée des élèves. Dans de nombreux établissements, les conditions thermiques des cantines restent difficiles. Chaleur, humidité, manque de ventilation : autant de facteurs qui altèrent le confort des enfants au moment du repas. Or, ce temps n’est pas neutre. Il conditionne la récupération physique, la capacité de concentration pour l’après-midi et, plus largement, le bien-être à l’école. L’extension du dispositif de climatisation aux réfectoires vise précisément à corriger cette situation. La province Sud renforce son soutien financier auprès des communes, avec un plafond relevé pour ces aménagements, afin de tenir compte des spécificités de ces espaces souvent plus vastes et plus complexes à équiper. L’objectif est de garantir des conditions acceptables tout au long de la journée scolaire, pas uniquement pendant les heures de classe. En améliorant le confort pendant les repas, il s’agit aussi de réduire la fatigue, d’apaiser les tensions et de favoriser un retour en classe dans de meilleures dispositions. Le dispositif est prolongé jusqu’en 2028 pour permettre aux communes de finaliser leurs équipements. Une mesure qui s’inscrit dans une logique plus large : considérer l’école dans toutes ses dimensions, y compris celles qui se jouent en dehors des temps d’enseignement. ,, 9 ÉCOLES PILOTE SONT D’ORES ET DÉJÀ ENGAGÉES TOTALISANT PLUS DE 1 700 ÉLÈVES. LES MOYENS HUMAINS CONSACRÉS AU DISPOSITIF SONT DÉJÀ IMPORTANTS AVEC 33 RECRUTEMENTS EN COURS GRÂCE AU SOUTIEN FINANCIER DE L’ÉTAT

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