These2024HugoBourgogne

25 Ce changement d’habitats, entre le stade juvénile pélagique et les stades côtiers qui vont lui succéder, s’accompagne d’un changement de régime alimentaire qui sera propre à chaque espèce (Figure 5). Ainsi, à l’âge adulte, la tortue verte est majoritairement herbivore. Elle se nourrit de phanérogames marines et d’algues dans une moindre mesure (Bjorndal 1985; Seminoff et al. 2002), même si elle peut également faire preuve d’omnivorie (Esteban et al. 2020). Les tortues caouanne, olivâtre et à dos plat sont surtout carnivores, et consomment cnidaires, mollusques et crustacés, ainsi que des petits poissons et autres invertébrés marins plus occasionnellement (Eckert et al. 1999; Tomas et al. 2001; Di Beneditto et al. 2015; Mariani et al. 2023; Maruyama et al. 2023). La tortue imbriquée, elle aussi omnivore, consomme préférentiellement des cnidaires et des éponges (Meylan 1988; Bell 2013). La tortue luth, qui est pélagique, reste également omnivore mais consomme surtout des cnidaires dans sa phase de vie adulte (Heaslip et al. 2012; Fossette et al. 2012). Figure 5. Représentation de la transition du régime alimentaire des sept espèces de tortues marines. La méduse représente les invertébrés gélatineux pélagiques, le crabe les invertébrés à corps durs, l’éponge un régime principalement composé d’éponges et coraux mous, l’holothurie un régime essentiellement composé d’invertébrés benthiques à corps mou, et le brin de phanérogame un régime composé d’herbiers sous-marins et d’algues. Les silhouettes des espèces de tortues marines sont représentées à une échelle de taille conservée. Adapté depuis Chatterji (2021).

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