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28 Figure 6. Jeune tortue caouanne (Caretta caretta) enchevêtrée dans un filet de pêche. Crédit image : Jordi Chias / WWF De nos jours, la plus grande menace pour les tortues marines est la pêche industrielle (Wallace et al. 2010a, 2013b). Les tortues, qui paradoxalement ne sont pas ciblées par ces pratiques destructrices, sont des captures accidentelles (bycatch) de pêcheries à la palangre, au filet, à la senne ou au chalut (Donoso and Dutton 2010; Wallace et al. 2010a, 2013b; Bielli et al. 2020; CMS working group 2020; Girard et al. 2022; Horne et al. 2023). Il a été estimé que la pêcherie palangrière, visant essentiellement les espèces pélagiques telles que le thon et l’espadon, est à elle seule responsable de la capture accidentelle de 246 000 à 361 000 tortues caouannes et de 54 250 à 114 000 tortues luths dans le monde sur la seule année 2000 (Lewison et al. 2004), ce qui, en prenant en compte les taux de mortalités estimés, représente la mort de 2 600 à 6 000 caouannes et 1 000 à 3 200 luths rien que dans le Pacifique (Lewison et al. 2004). Honig et al. (2008) rapportent également qu’entre 2000 et 2005, la pêche palangrière est responsable de la capture de 7 600 à 120 700 tortues chaque année à l’échelle de l’Afrique du Sud, la Namibie et l’Angola. Wallace et al. (2010a) estiment que 85 000 à 8 500 000 de tortues ont été victimes du bycatch dans le monde entre 1990 et 2008. On note aussi un grand nombre de tortues mourant d’asphyxie dans les filets perdus, aussi appelés « filets fantômes » © Jordi Chias/WWF-France

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