
Une aide pérennisée pour sécuriser les entreprises
Face aux cambriolages et aux dégradations, la sécurisation des locaux représente une dépense difficile à absorber pour de nombreux professionnels. Remise en état, remplacement du matériel volé ou endommagé, interruption de l’activité : les conséquences peuvent fragiliser durablement une entreprise, alors que les capacités d’investissement restent limitées depuis les exactions de 2024.
Créée en 2018, l’aide provinciale permet de financer 50 % des dépenses éligibles, dans la limite d’un million de francs CFP. Elle couvre notamment l’installation d’alarmes, de systèmes de vidéoprotection, de volets roulants, de portes renforcées, de dispositifs anti-effractions ou d’éclairages périmétriques. Depuis sa mise en place, 332 entreprises ont bénéficié de 113,5 millions de francs CFP d’aides, pour un montant total de 230,3 millions de francs CFP d’investissements. Le commerce concentre 63 % des aides versées. En 2026, 88 demandes ont déjà été déposées, dont 16 agréées et 53 encore en cours d’instruction.
Alors que le dispositif devait prendre fin le 1er janvier 2027, les élus ont approuvé la suppression de cette échéance. L’aide à la sécurisation des entreprises est ainsi pérennisée afin de maintenir dans la durée l’accompagnement des professionnels. Cette mesure complète Sud Sécurité, lancé en février 2026 à destination des particuliers.

De nouvelles expériences dans le Pacifique pour les jeunes
Depuis 2022, la province Sud s’appuie sur le programme national Territoires Volontaires et sur France Volontaires pour proposer aux jeunes Calédoniens des missions d’intérêt général à l’étranger. Le programme national reste toutefois limité aux pays bénéficiaires de l’aide au développement. Pour élargir les destinations possibles, notamment vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande, les élus ont approuvé la création du programme permanent « Jeunesse Engagée du Pacifique ». Ce nouveau cadre permettra à la province Sud de développer ses propres missions, de répondre plus rapidement aux appels à projets et de mobiliser différents financements extérieurs.
Six missions seront déployées en 2026 et 2027 autour des droits des femmes, de l’éducation, de la francophonie, de la culture et du sport inclusif. Des jeunes Calédoniens rejoindront notamment l’association Sista et le lycée Le Clézio au Vanuatu, le Comité paralympique fidjien, la Vanuatu National Sports Authority et l’Alliance française d’Adélaïde. La province Sud accueillera également un volontaire du Vanuatu auprès de la Ligue calédonienne de sport adapté et handisport.
Le coût total de ces missions s’élève à 15,8 millions de francs CFP. Les partenariats et appels à projets ont permis de mobiliser près de 10 millions de francs CFP de financements complémentaires. La participation de la province Sud représente ainsi 5,84 millions de francs CFP, soit 37 % du budget total.

Préserver les grandes opérations d’aménagement
L’assemblée a également approuvé les comptes rendus annuels 2025 des ZAC de Dumbéa-sur-Mer et de Panda. Les deux opérations subissent le ralentissement du marché immobilier, qui réduit les ventes foncières et retarde la reprise de certains travaux. Le soutien de la province Sud et les réaménagements négociés avec les établissements bancaires leur ont néanmoins permis de terminer l’année avec une trésorerie positive : 167 millions de francs CFP pour Dumbéa-sur-Mer et 535 millions pour Panda. Afin de préserver la poursuite de leur aménagement, un programme de participations provinciales de 20,7 milliards de francs CFP a été arrêté pour la période 2026-2035. Le rythme des travaux restera toutefois lié au redémarrage du marché immobilier.
Renforcer l’accompagnement vers l’emploi
Enfin, les élus ont pris connaissance du rapport de la Chambre territoriale des comptes consacré à la formation professionnelle des jeunes éloignés de l’emploi. La province Sud partage plusieurs de ses constats, notamment la nécessité de simplifier la gouvernance, de mieux suivre les parcours et d’adapter les formations aux besoins des entreprises. La collectivité souligne cependant que la formation ne suffit pas, à elle seule, à garantir l’insertion. La définition d’un projet professionnel, la préparation des candidatures et l’acquisition des savoir-être attendus par les employeurs font pleinement partie de l’accompagnement vers l’emploi. Elle regrette à ce titre que le rapport rende insuffisamment compte du rôle joué par les provinces dans ce suivi.
L’assemblée du 23 septembre a ainsi permis de consolider plusieurs dispositifs provinciaux, tout en ouvrant de nouvelles possibilités de mobilité et d’insertion aux jeunes Calédoniens.


