
C’est l’une des mesures phares de cette session. La province Sud étend son dispositif Clic & Mouv’, qui permet aux jeunes d’accéder à des activités sportives, culturelles et artistiques à tarif réduit, aux étudiants de moins de 26 ans poursuivant leurs études en Nouvelle-Calédonie. Déjà largement plébiscité, le dispositif avait permis lors de la dernière saison à plus de 9 200 jeunes de pratiquer une activité, générant plus de 106 millions de francs CFP injectés dans le tissu associatif et sportif local. Après un premier élargissement aux élèves des écoles maternelles et élémentaires, c’est désormais au tour des étudiants d’en bénéficier, soit un potentiel de 3 000 bénéficiaires supplémentaires.
Financée dans le cadre de la solidarité républicaine de l’État, cette extension vise à répondre à une réalité bien connue : la précarité et l’isolement que vivent de nombreux jeunes pendant leurs études. En facilitant l’accès aux loisirs et à la vie associative, la province entend favoriser leur bien-être, leur engagement et leur réussite.
En plus de cet élargissement, une nouveauté : les communes qui le souhaitent pourront désormais proposer une aide complémentaire à leurs jeunes administrés via un partenariat avec la province Sud. Une mesure qui permet de rendre les activités sportives, culturelles et artistiques encore plus accessibles à tous les jeunes.
Un partenariat avec Business France pour attirer les investisseurs
Deuxième temps fort de cette assemblée : la signature d’une convention avec le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et Business France, l’opérateur public en charge du développement international de l’économie française, présent dans plus de 50 pays.
À travers ce partenariat, la province Sud se dote d’un outil structuré pour promouvoir son territoire auprès des investisseurs étrangers. Concrètement, elle accède désormais à la plateforme One Team de Business France, qui référence les projets d’implantation d’investisseurs internationaux à la recherche d’un territoire d’accueil. Son Bureau des investisseurs, rattaché à la Direction du développement économique et du tourisme, pourra y soumettre des offres territoriales.
Les demandeurs d’emploi maintenus dans un filet de sécurité
L’assemblée a également renouvelé la convention de délégation de compétence relative à l’accompagnement des demandeurs d’emploi, adaptée à la récente réforme du service public de l’emploi en Nouvelle-Calédonie. Ce renouvellement garantit le maintien d’un suivi de proximité pour les personnes en recherche d’activité.
Élevage : des aides renforcées pour améliorer la diversité génétique
Du côté du monde agricole, la province fait évoluer son dispositif de soutien (DISPPAP) en faveur des éleveurs : les aides à l’achat de reproducteurs locaux passent d’une fréquence triennale à une aide annuelle, et le dispositif est élargi au matériel génétique afin de favoriser la diversité des troupeaux.
Biodiversité : un engagement renouvelé jusqu’en 2030
Sur le plan environnemental, la province renouvelle son partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB) pour la période 2026-2030, dans le cadre d’une convention-cadre multipartite engageant également l’État, le gouvernement et les deux autres provinces. Les actions passées ont notamment porté sur la restauration de la forêt sèche, la préservation des mangroves de Ouémo et la préfiguration d’un conservatoire botanique.
Préparer les élèves aux défis de demain
Enfin, deux volets éducatifs ont été actés : un dispositif de développement de la culture du risque dans les écoles primaires publiques de Nouméa, déployable à terme à l’ensemble du territoire, et le renouvellement du partenariat avec le vice-rectorat pour la continuité des espaces numériques de travail (ENT) dans les collèges publics.
Dans une Nouvelle-Calédonie encore meurtrie par plusieurs années de crises successives, les délibérations adoptées ce mardi dessinent une ligne politique cohérente : celle d’une Province qui refuse l’attentisme. Qu’il s’agisse d’ouvrir les portes du sport et de la culture aux étudiants les plus fragiles, de partir chercher des investisseurs à l’autre bout du monde ou de maintenir un accompagnement de terrain pour les sans-emploi, la province Sud prouve que la relance se construit au plus près des réalités du terrain.

