Fiche thématique
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Écosystèmes et milieux naturels


Un écosystème est un ensemble d’organismes vivants (plantes, animaux et micro-organismes) qui interagissent entre eux et avec le milieu dans lequel ils vivent (sol, climat, eau, lumière). Au-delà des espèces, certaines formations végétales et habitats naturels présentent une richesse et des fragilités nécessitant leur protection. C’est pourquoi certains écosystèmes d’intérêt patrimonial sont protégés par le code de l’environnement de la province Sud.
La forêt sèche, ou forêt « sclérophylle » (« feuille dure »), est une formation forestière qui se développe dans les zones sèches (pluviométrie inférieure à 1 500 millimètres par an).
Elle est surtout présente sur le littoral mais on peut également la trouver jusqu’à 500 mètres d’altitudes.
Les forêts sèches de province Sud sont des écosystèmes d’intérêt patrimonial protégés par le code de l’environnement.
La forêt dense humide est une forêt que l’on retrouve sur l’ensemble de la province Sud. Caractérisée par de grands arbres et un sous-bois dense, elle se développe surtout dans les zones où il pleut beaucoup (pluviométrie supérieure à 1 500 millimètres par an), du littoral jusqu’à 1 000 mètres d’altitude.
Certaines espèces sont caractéristiques des forêts humides comme le chêne gomme (Arillastrum gummiferum), les kaoris (Agathis sp.) ou les pins colonnaires (Araucaria sp.).
Le long des cours d’eau, il est possible de trouver de la forêt humide où poussent des espèces hydrophiles (« qui aiment l’eau ») dont le Blechnum obtusatum, le Guettarda splendens ou encore le Syzygium pancheri.
Les forêts denses humides sempervirentes (dont les feuilles ne tombent jamais) de province Sud sont des écosystèmes d’intérêt patrimonial protégés par le code de l’environnement.
Vous pouvez consulter les fiches des espèces sur notre site internet, ou celui de notre partenaire Endemia :
La savane est une formation végétale caractérisée par des herbes de la famille des graminées, parsemée d’arbres et d’arbustes.
Il s’agit d’une formation issue de la dégradation de forêt suite à des incendies à répétition ou à des défrichements, réalisés notamment pour créer des zones d’élevage.
Ces formations ont un intérêt paysager avéré et abritent parfois des espèces animales protégées.

Le maquis minier est une formation végétale issue de la dégradation des forêts humides liée aux incendies, à l’exploitation forestière et à l’exploitation minière.
Les plantes caractéristiques de cette formation se développent sur des sols riches en métaux (fer, magnésium et nickel) et très pauvres en éléments nutritifs

Présente dans les zones littorales marines et estuariennes ou sur les îles hautes et les îlots coralliens du lagon, la mangrove est une formation végétale se développant dans la zone de balancement des marées.
Elle est caractérisée par la présence de palétuviers, composés eux-mêmes d’une vingtaine d’espèces qui se succèdent en fonction de la hauteur d’eau à marée haute et de la salinité.
Les mangroves de province Sud sont des écosystèmes d’intérêt patrimonial protégés par le code de l’environnement.


Le récif corallien est une structure marine « bioconstruite ». Il est constitué de coraux Scléractiniaires Hermatypiques et d’algues rouges calcaires encroûtantes (famille des Corallinaceae).
En province Sud, les récifs dont la surface est supérieure à cent mètres carrés sont des écosystèmes d’intérêt patrimonial protégés par le code de l’environnement.


L’herbier est une formation végétale située dans une zone marine de profondeur inférieure à 60 mètres.
Il est composé de plantes marines (phanérogames marines) appartenant à une liste d’espèces définie par le code de l’environnement.
En province Sud, les herbiers dont la surface est supérieure à cent mètres carrés sont des écosystèmes d’intérêt patrimonial protégés par le code de l’environnement.


Un lagon est une étendue d’eau peu profonde, fermée au large par un récif corallien.
Le lagon de Nouvelle-Calédonie est un des plus grands au monde : 23 000 km² dont 8 500 km² en province Sud.
Les lagons et récifs de Nouvelle-Calédonie ont été inscrits au Patrimoine mondial en 2008. Deux sites de ce bien inscrit en série sont situés en province Sud : le Parc de la Zone Côtière Ouest et le Parc du Grand Lagon Sud.

Les zones humides sont des zones imprégnées d’eau. Ce sont des zones de transition entre la terre et l’eau.
Elles se caractérisent notamment par :
Les zones humides peuvent être constituées :
Elles remplissent de nombreuses fonctions utiles aux équilibres naturels et aux activités humaines. On peut les comparer en quelques sorte aux « reins » de la planète.
Le 2 février 2014, la région des lacs du Grand Sud a été labélisée et inscrite à la Convention Ramsar qui regroupe les zones humides d’importance internationale. Seul site possédant ce label en Nouvelle-Calédonie, il représente le plus grand réservoir d’eau douce. Aujourd’hui, la province Sud a réalisé un ouvrage qui incarne son engagement envers la préservation et la valorisation des zones humides d’intérêt classées Ramsar.
Articles 231-1 et suivants du code de l’environnement de la province Sud
Afin de contribuer à la préservation et à l’amélioration de l’état de conservation de la biodiversité, cinq catégories d’écosystèmes d’intérêt patrimonial sont protégées en province Sud par le code de l’environnement :
Pour préserver la capacité globale d’évolution des écosystèmes dans le but d’assurer les équilibres naturels, des mesures sont fixées par le code de l’environnement, tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles ainsi que des particularités locales.
Ainsi, tout projet de travaux, d’installations, d’ouvrages ou d’aménagements susceptible d’avoir un effet significatif sur un écosystème d’intérêt patrimonial est soumis à une autorisation provinciale.
Concernant les zones humides :
Articles 130-3 et suivants du code de l’environnement de la province Sud.
L’assèchement, la mise en eau, l’imperméabilisation, le remblai de zones humides ou de marais d’une superficie supérieure ou égale à 1 000 m² sont soumis à étude d’impact .