
Vendredi 11 septembre a eu lieu la restitution des conclusions de ce travail, en présence notamment de Gil Brial, 1er vice-président de la province Sud, et d’Amandine Bui-Duyet, rapporteuse de la commission du développement économique de la province Sud. Au terme de l’étude, 70 propositions d’action ont été identifiées pour revitaliser et transformer le commerce. Pour la Province, l’enjeu est désormais de transformer ce diagnostic en décisions. « Nous voulons être moteurs de la relance économique calédonienne, et cette relance se fera aussi en s’appuyant sur le commerce », a affirmé Gil Brial.

Des recommandations pour adapter le commerce aux nouveaux usages
Les pistes présentées touchent aussi bien à l’environnement dans lequel évoluent les commerçants qu’à leurs modèles économiques : faciliter l’installation et le développement des commerces, renforcer leur sécurisation, moderniser les points de vente et développer le numérique, mais aussi diversifier l’offre et mieux répondre aux nouvelles habitudes de consommation.
Le diagnostic préconise également de renforcer l’attractivité des centres-villes et des centralités commerciales, en accordant davantage de place aux piétons, aux familles, aux loisirs et à la convivialité. Autre proposition : développer un accompagnement de proximité, notamment à travers des managers de commerce, chargés de renforcer le lien entre commerçants et collectivités. Des orientations qui appellent désormais des réponses opérationnelles. « L’objectif de cette étude, ce n’est pas de rester au stade du constat : c’est d’amener des décisions concrètes derrière », a insisté le 1er vice-président.

La province Sud fait évoluer ses dispositifs
Traditionnellement, le commerce était peu éligible aux aides du Code des aides pour le soutien de l’économie (CASE), dans un contexte où le secteur était considéré comme suffisamment autonome. La crise de 2024 a changé la donne, comme l’explique Gil Brial : « Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui d’avant mai 2024. Nous avons donc adapté le CASE et nous allons continuer à le faire afin de mieux prendre en compte les besoins des commerçants ». Cette évolution permettra notamment de mieux accompagner leurs investissements, en particulier pour la rénovation et la modernisation des points de vente.
Cette adaptation concerne également les nouveaux modes de consommation. La province Sud prévoit ainsi de faire évoluer son aide à la numérisation, dont 36 % des bénéficiaires sont aujourd’hui des entreprises commerciales, pour élargir l’accompagnement aux nouveaux usages et aux nouvelles attentes des consommateurs.
À ces aides s’ajoute un accompagnement directement adapté aux besoins de chaque entreprise. Avec Sud Coaching, dont 20 % des bénéficiaires sont des commerçants, la province Sud peut intervenir sur des problématiques très concrètes : aménagement du commerce, gestion des stocks, communication ou encore référencement.
La sécurisation et la revitalisation des commerces complètent cette action. La province Sud a décidé de pérenniser son aide à la sécurisation des entreprises et de continuer à l’adapter aux nouveaux besoins. Elle accompagnera également les communes dans la mise en place de managers de commerce, pour renforcer l’action au plus près des commerçants et des centralités commerciales.
CASE, numérique, coaching, sécurisation, accompagnement des communes : la province Sud adapte ainsi ses outils aux nouvelles réalités économiques. Une même logique guide ces évolutions : partir des besoins exprimés sur le terrain pour apporter des réponses concrètes et faire du commerce l’un des leviers de la relance.

