Présentation
Du 7 au 11 septembre, et avec la concours de la province Sud, le Programme régional océanien de l’environnement (PROE) et la Table ronde des îles du Pacifique pour la conservation de la nature organisent la 11ème Conférence des îles du Pacifique sur la conservation de la nature au Centre Culturel Tjibaou, à Nouméa. La conférence a pour but de porter un message commun des îles du Pacifique lors des prochains grands rendez-vous mondiaux que sont la COP 31 sur le climat et la COP 17 sur la biodiversité.
Compétente en matière d’environnement, la province Sud présentera ses actions et priorités en termes de conservation des espaces et des aires protégées.
1. La Conférence Nature
Créée en 1975, la Conférence des îles du Pacifique sur la conservation de la nature (dite Conférence Nature) est le principal forum régional consacré à la biodiversité du Pacifique. Tous les cinq ans, elle réunit institutions, scientifiques, ONG, communautés et partenaires pour définir les priorités de conservation.
La 11ème édition, organisée en Nouvelle-Calédonie en présence de plus de 400 personnes, permettra d’adopter le nouveau Cadre régional 2026-2030 ainsi qu’une nouvelle Déclaration de Vemööre qui définiront les orientations et engagements communs des îles du Pacifique en matière de conservation de la biodiversité.
Ces 2 déclarations seront défendues lors de la COP 17 sur la biodiversité (du 18 au 30 octobre 2026) et de la COP 31 sur le climat (du 9 au 20 novembre 2026).
2. La province Sud à la Conférence Nature
La province Sud est compétente en matière d’environnement depuis sa création en 1989. C’est dans ce cadre qu’elle présentera lors de la 11ème Conférence Nature les actions qu’elle mène pour la préservation des espaces et des espèces.
Lors des tables rondes
Mardi 8 et mercredi 9 septembre, la Direction du Développement Durable des Territoires (DDDT) de la province Sud participera aux tables rondes intitulées « Aires protégées et conservées » et « Espèces et écosystèmes ».
Les agents de la DDDT participeront à cette table-ronde afin d’échanger sur les actions menées dans le Pacifique.
La province Sud gère un réseau de 55 aires protégées (29 terrestres et 26 marines) dont 3 sites sont reconnus par un label International (UNESCO et Ramsar) :
- 2 sites reconnus au patrimoine mondiale de l’UNESCO : la Zone Côtière Ouest et le Grand Lagon Sud
- La zone humide de la région des Lacs du Grand Sud (Ramsar).
Mardi 8 septembre de 16h à 17h, la DDDT présentera la gestion des colonies d’oiseaux marins nicheurs en Nouvelle-Calédonie, notamment les espèces présentes sur les îlots de la province Sud, les menaces pesant sur ces espèces et le dispositif des mâts et ses résultats (arrivées de nouvelles espèces et augmentation ou stabilisation des effectifs pour les autres espèces).
Elle animera également un atelier sur la conservation des tortues marines le mercredi 9 septembre de 8h à 12h.
Chiffres clés
55 AIRES PROTÉGÉES
- dont 0 terrestres
- 0 marines
de 0 km²
rares et menacées
protégées par le code de l’Environnement
RAMSAR
depuis 2014
(0 km²)
pour la
biodiversité terrestre
NIDIFICATION
MAJEURS
DES OISEAUX
protégés temporairement
(mâts rouges)
ANIMALES
terrestres endémiques protégées
MARINES
fréquentant le lagon protégées
depuis 2008 (hors zone tampon)
Soit 125 000 ha des récifs protégés.
Le programme
Pour connaître le programme complet de la Conférence cliquez sur le bouton ci-dessous.
Lors des visites de terrain


Ces visites, à destination des participants à la Conférence Nature, sont organisées le jeudi 10 septembre toute la journée.
La province Sud recevra une cinquantaine de personnes dans ses aires protégées :
Lieux | Programme | Partenaires |
Visite guidée du parc (Palmetum, Forêt noyée, Grand Kaori et sentier des cagous) et relâché de deux cagous et d'un notou. | - Prony Ressources et Institut de Recherche pour le Développement | |
Visite de l’Aquarium des Lagons et relâché d’une tortue sur l’îlot. | - Aquarium des Lagons - Double Tree by Hilton Nouméa Îlot Maître Resort | |
Domaine de Déva - Roche Percée et Baie des tortues | Découverte de la forêt sèche de Déva, du bonhomme de la Roche Percée (coutume, mythes et légendes de la Roche) et du programme de préservation des tortues à la Baie des tortues. | - Agence néo-calédonienne de la biodiversité (ANCB), - Mairie de Bourail - Association Bwara Tortues marines |
Visite guidée du parc avec présentation de la réglementation et des zones à enjeux : - Sensibilisation avec le NébuloBus de l’association Dumbéa Riviète Vivante (DRV) - Impact des feux de forêt sur la biodiversité, - Importance de la ressource en eau et plantation | - Dumbéa Rivière Vivante (DRV) - WWF |
Ces visites seront l’occasion de montrer concrètement l’efficacité des mesures prises pour la conservation des espèces protégées et des espèces rares et menacées.
Lors des événements parallèles
Mercredi 9 septembre, à 18h à l’auditorium de la province Sud.
La province Sud organise une conférence intitulée :
Conserver ensemble : L’action de la province Sud et de ses partenaires pour les espèces protégées.
Elle y présentera notamment ses actions de gestion pour préserver les espèces protégées : tortues, cagous, palmier chou et méliphage noir.
La conférence est en anglais !
ℹ️ Places limitées à 200 personnes maximum.
Consultez et inscrivez-vous à l’événement en cliquant ci-dessous :
3. Les actions environnementales de la province Sud
Face aux enjeux liés au changement climatique, à la perte de biodiversité et à la disparition des habitats, la province Sud s’engage à travers des politiques publiques fortes et agit concrètement pour protéger son territoire, ses habitants et ses écosystèmes.
Les actions
Retrouvez ci-dessous les actions clés pour renforcer la résilience de son littoral, préserver la biodiversité et accompagner la population dans cette transition.
Adopté en 2009, le code de l’Environnement de la province Sud protège notre patrimoine naturel en conciliant les enjeux environnementaux, sociaux et économiques.
Le code de l’Environnement s’appuie sur 4 grands thèmes :
- Les dispositions communes, qui posent les principes et définissent le champ d’action du code ;
- La protection du patrimoine naturel ;
- La gestion des ressources naturelles ;
- La prévention des pollutions, risques et nuisances.
Les besoins, les menaces et le contexte évoluant sans cesse, le code de l’Environnement est mis à jour chaque année par la province Sud, en concertation avec les acteurs du développement durable tels que les associations, les professionnels, les usagers, les collectivités ou encore les organismes de recherche.
Ainsi, la province Sud gère un réseau de 55 aires protégées (29 terrestres et 26 marines) dont 3 sites sont reconnus par un label International (UNESCO et Ramsar). Elle protège réglementairement plus de 1 000 espèces endémiques rares et/ou menacées ainsi que 5 écosystèmes d’intérêt patrimonial (mangrove, forêt sèche, forêt humide, récif corallien et herbier).
Les 20 gardes-nature provinciaux interviennent toute l’année sur le terrain pour la protection de l’environnement exceptionnel de la Nouvelle-Calédonie.
Leurs missions principales s’articulent autour de deux axes :
Sensibilisation : plus de 10 000 personnes sont sensibilisées chaque année à la protection des espèces menacées (tortues, dugongs, baleines, oiseaux…), à la réglementation des aires protégées et aux règles de la pêche et de la chasse.
Surveillance et contrôle : les gardes veillent à la bonne application de la réglementation environnementale. Entre 100 et 150 procès-verbaux sont dressés chaque année. Ils travaillent en étroite collaboration avec la Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, dans un souci d’efficacité et de complémentarité.
Mise en place depuis 1995, l’activité de whale watching mobilise 25 bateaux professionnels pour environ 5 000 passagers par saison.
Afin de préserver les populations de baleines à bosse tout en soutenant cette activité économique, la province Sud encadre les pratiques d’observation avec l’établissement en 2008 d’une charte d’approche et d’observation. Depuis 2019, les règles de bonne conduite s’appliquent désormais à tous les usagers de la mer, professionnels comme plaisanciers.
Chaque année, à l’ouverture de la saison d’observation des baleines à bosse (juillet – septembre), une formation est dispensée aux opérateurs professionnels afin de renforcer leurs connaissances, partager les expériences de terrain, coordonner l’ensemble des acteurs de la filière (scientifiques, gardes-nature, opérateurs, population) et rappeler les règles essentielles à une pratique responsable.
La province Sud comporte 14 800 ha de mangrove (i.e. : 40 % des mangroves de NC ; 17 % des mangroves ultramarines ; 0,1 % des mangroves mondiales) protégée en tant qu’écosystème d’intérêt patrimonial dans son code de l’Environnement.
Signé en 2024 par les parties prenantes (province Sud, communes de Païta, Dumbéa, Nouméa, Mont-Dore, Université de la Nouvelle-Calédonie), le plan d’action mangrove (PAM) 2030 vise la préservation durable de cet écosystème clé qui est menacé par l’urbanisation, la pollution, le remblaiement et les effets du changement climatique et le renforcement de la résilience des mangroves face à la montée du niveau de la mer et aux événements climatiques extrêmes, tout en assurant leur pérennité pour les générations futures.
Concrètement, le PAM 2030 s’articule autour de divers chantiers de restauration de mangroves urbaines, la gestion des pressions et pollutions diffuses et la valorisation des services écosystémiques rendus par les mangroves (protection contre l’érosion, nurseries pour la faune marine, séquestration du carbone) ou l’utilisation des palétuviers pour préserver les littoraux (Solutions fondées sur la Nature).
Le PAM 2030 s’appuie également sur la mise en place de protocoles de suivi scientifique pour évaluer l’état de santé des mangroves et mesurer l’efficacité des actions engagées. Il intègre également des actions citoyennes en accompagnement d’associations partenaires (plantations, ramassages de déchets), des opérations d’éducation et de sensibilisation, le développement de son réseau d’observation des mangroves (ROM), ainsi que le soutien à la pêche et à l’aquaculture durable et à l’écotourisme.
Le dispositif des ambassadeurs du lagon a été lancé en 2016. Les ambassadeurs sont des opérateurs touristiques et nautiques exerçant en province Sud : taxis boat, clubs de plongée, charters, détenteurs d’AOT, etc. Une fois formés, ces ambassadeurs s’engagent à informer et faire de la prévention pour protéger l’environnement marin auprès des usagers du lagon. Au terme de 4 années, chaque Ambassadeur doit s’inscrire à une formation de recyclage indispensable pour maintenir son titre d’Ambassadeur du Lagon.
Chaque année, des formations gratuites dispensées par les gardes-nature et le service de gestion des aires protégées de la province Sud permettent à de nouveaux opérateurs touristiques d’intégrer le réseau des ambassadeurs du lagon. En 2026, le réseau regroupe 48 opérateurs nautiques.
Afin d’éviter les perturbations durant la période de reproduction des oiseaux marins et des tortues sur les îlots, la province Sud a mis en place deux dispositifs de mâts :
- Un mât rouge triangulaire interdisant l’accostage et le survol des drones sur les îlots en période de reproduction et de nidification des oiseaux marins. 24 îlots sont concernés par ce dispositif. Les gardes-nature sont en charge d’installer ou de retirer les mâts à l’arrivée et au départ des oiseaux. En 2025, près de 5 000 couples ont niché sur les îlots de la province Sud avec un succès de reproduction de 65 %.
- Un mât blanc triangulaire interdisant le camping sur les îlots en période de ponte et d’émergence des tortues marines. Mise en œuvre prévue pour la saison 2026-2027.
Parmi ses 55 aires protégées, la province Sud compte 3 parcs provinciaux à guichet avec des équipes sur site pour la gestion, l’entretien et l’accueil des visiteurs. Chacun de ces parcs possède une biodiversité exceptionnelle :
- Le Parc Provincial des Grandes Fougères situé sur les communes de Farino, Moindou et Sarraméa,
- Le Parc Provincial Zoologique et Forestier à Nouméa,
- Le Parc Provincial de la Rivière Bleue situé sur les communes du Mont-Dore et Yaté.
Ce statut a pour but de préserver la nature tout en permettant aux visiteurs de profiter d’activités encadrées (éducatives, récréatives ou culturelles) et respectueuses de l’environnement.
Les parcs provinciaux sont dotés d’un plan de gestion qui définit les actions à mener pour protéger, valoriser et sensibiliser.
Chaque déchet que nous évitons ou que nous valorisons est à la fois une économie de ressources, une action génératrice d’emplois et une réduction de notre empreinte climatique.
Depuis 2009, la province Sud structure et développe des filières de gestion des déchets. Au nombre de 9 (pneus usagés, accumulateurs usagés au plomb, déchets d’équipements électriques et électroniques, déchets de l’agrofourniture, emballages, médicaments non utilisés, piles et accumulateurs usagés, véhicules hors d’usage), ces filières sont encadrées par la responsabilité élargie des producteurs. 152 000 tonnes de déchets ont ainsi été récupérées et valorisées grâce à ces filières. Cette organisation s’appuie sur 25 opérateurs de collecte et de traitement : la transition écologique crée aussi une activité économique locale.
Dès 2012, la province Sud, en partenariat avec l’ADEME, a formalisé son engagement pour la gestion des déchets et la préservation de l’environnement dans une stratégie nommée Schéma provincial de prévention et de gestion des déchets (SPPGD). Ce schéma, actualisé tous les 5 ans, intègre les contributions des acteurs économiques, représentants des collectivités, associations, citoyens… Il définit des focus sur lesquels il est jugé prioritaire d’agir. Pour la période 2023-2027, jusqu’à 600 Millions F pourront être alloués aux porteurs de projets innovants afin de préserver les ressources naturelles, soutenir l’économie circulaire, sociale et solidaire et développer l’activité économique via la création d’emplois.
Dans le cadre de la politique jeunesse, la province Sud est à l’initiative de la création et de l’animation d’un réseau d’Aires Educatives Environnementales (A2E) avec les établissements scolaires et en partenariat avec les usagers, les associations et les organismes de recherche.
Le protocole de Nagoya sur l’Accès et le Partage des Avantages (APA) est depuis 2009 intégré au code de l’Environnement de la province Sud qui a été précurseur en la matière. Ainsi, la collecte de plantes, d’animaux, de champignons ou de micro-organismes est soumise à autorisation préalable.
En 2020, dans le cadre de l’élaboration de sa stratégie de reboisement, la province Sud a signé une charte de l’arbre et de la forêt avec les associations environnementales et les ONG disposant d’un savoir-faire dans ce domaine.
Soucieuse de préserver la richesse exceptionnelle de la flore calédonienne, la province Sud s’est engagée à accompagner la mission de préfiguration d’un conservatoire botanique en Nouvelle-Calédonie.













