1. Présentation

Les lagons de Nouvelle-Calédonie font partie de l’un des trois plus vastes systèmes récifaux de la planète. Ils sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008.
Constitué de six zones marines, le Bien couvre une superficie de 1 574 300 hectares, soit près de 60% des lagons et récifs calédoniens, et rassemble l’ensemble de la diversité des récifs coralliens et écosystèmes associés (mangroves et herbiers) de l’archipel. Chaque zone est entourée par des zones tampons marines et terrestres destinées à renforcer la protection du Bien.
Le comité des biens de l’UNESCO a ratifié « l’inscription en série » des six zones sur la base des critères suivants :
- VII = beauté naturelle exceptionnelle
- VIII = exemples représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre
- IX = exemples représentatifs des processus écologiques et biologiques en cours
- X = habitats naturels importants pour la conservation in situ de diversité biologique
Les six zones du Bien inscrit :
- Le Grand Lagon Sud
- La Zone Côtière Ouest
- Les atolls d’Entrecasteaux
- Le Grand Lagon Nord
- La Zone Côtière Nord-Est
- Les atolls d’Ouvéa et de Beautemps-Beaupré
2. Carte du Bien
3. Gestion du Bien
Les provinces et le gouvernement sont gestionnaires et responsables légalement des sites inscrits dans leurs eaux respectives. L’Agence Néo-Calédonienne de la Biodiversité a été désignée par les collectivités pour être le point d’entrée unique pour les échanges avec l’UNESCO.
La province Sud gère deux des 6 sites du Bien inscrit :
La Zone Côtière Ouest (ZCO)
Le Grand Lagon Sud (GLS)
Ces sites, ainsi que leurs zones tampons, sont intégrés au réseau d’aires protégées provinciales et disposent actuellement du statut de Parcs.
Ils abritent des paysages, une biodiversité et des écosystèmes exceptionnels : tortues, dugongs, baleines, serpents, oiseaux, poissons, mangrove, récif corallien, herbiers…
Ces 2 parcs représentent une superficie de 928 000 ha, dont 708 300 ha d’espace marin incluant 9 autres aires marines protégées de statuts différents.
4. Le suivi de l’intégrité du Bien
Afin d’évaluer le maintien de l’intégrité du Bien, l’UNESCO demande une évaluation tous les 5 à 6 ans. L’Université de la Nouvelle-Calédonie travaille en partenariat avec les collectivités gestionnaires pour le suivi de ces sites afin de vérifier le « maintien de l’intégrité du Bien ».
En province Sud, les dernières évaluations ont été réalisées :
- En 2026 sur la zone de la ZCO. Les résultats sont en cours d’analyse.
- En 2022 et 2023 pour le GLS, sur la Corne Sud, Yves Merlet et l’Île des Pins. Les résultats font état d’un site en très bonne santé avec toutefois une vigilance à avoir sur les poissons de la famille des Lethrinidae (becs de canne, bossus, etc.) pour les zones de la Corne Sud et de l’Île des Pins.
D’autres partenariats avec les centres de recherche, associations et ONG locales viennent compléter ces bilans avec le suivi des espèces rares et menacées présentes dans les sites inscrits (mammifères marins, oiseaux marins, tortues marines, serpents marins).
Lire les rapports de suivi des sites de la province Sud (Corne sud, Merlet, Île des Pins, Bourail et Ouano)
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Plan de gestion du Parc du Grand Lagon Sud
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Suivi de l’état de santé de la zone de Ouano en 2020
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Rapport protocole suivi UNESCO_Wantiez-2010
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Rapport PM Bourail 2019
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Rapport Merlet 2023
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Rapport Ile des Pins 2024
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Rapport Corne Sud 2022
Le constat global atteste que les sites provinciaux ainsi que le Bien calédonien dans son ensemble sont maintenus en bon état sur ces 15 dernières années.
5. Les engagements de la province Sud pour la protection du Bien
Afin de maintenir le Bien dans son état d’origine, la province Sud assure de nombreuses missions de protection des sites et s’engage notamment dans :
La protection des espèces marines rares et emblématiques
Via la règlementation, les mesures de gestion, le suivi et la surveillance des
- baleines : gestion du whale watching et suivi renforcé pendant la saison de reproduction
- dugongs : mise en œuvre d’actions de conservation et de sensibilisation
- oiseaux marins : protection des zones de nidification
- Tortues : protection renforcée durant la saison de ponte (approche à moins de 10m, camping et chiens interdits sur les plages)
La protection des écosystèmes d’intérêt patrimonial par le code de l’Environnement
- Les récifs coralliens, les herbiers et les mangroves sont des écosystèmes fragiles et vitaux pour la santé des océans. Ils fournissent un habitat essentiel pour de nombreuses espèces marines.
La gestion et la régulation de la pêche
- Pêche professionnelle : délivrance d’autorisations de pêche professionnelle et de pêche côtière spécifique et suivi des cahiers de pêche qui permettent de vérifier l’état de la ressource.
- Pêche de plaisance : instauration de quotas (40 kg par jour et par bateau), gestion des espèces réglementées (langoustes, crabes, bénitiers, picots etc.) et du matériel de pêche autorisé.
La sensibilisation et l’éducation à l’environnement dans les établissements scolaires et auprès du grand public
Notamment via les partenariats et le soutien aux associations locales.
Le soutien à la recherche scientifique
Les partenariats avec les organismes de recherche permettent aux gestionnaires de mieux comprendre les espèces et écosystèmes marins, de suivre les tendances à long terme et de développer des stratégies de conservation basées sur des données tangibles : « On protège ce que l’on connait. »
Au-delà de l’enjeu prioritaire de préservation de l’environnement, l’inscription au patrimoine mondial représente également un atout pour renforcer l’attractivité touristique de la Nouvelle-Calédonie.
En veillant au bon état de conservation des sites inscrits, la province Sud contribue ainsi au développement d’une économie bleue durable, respectueuse des milieux naturels et compatible avec la préservation de ce patrimoine exceptionnel.






